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Réforme des retraites : des questions (et des réponses) mal posées

Publié le mercredi 18 mai 2022 . 4 min. 51

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Mon billet libéral du jour porte sur la retraite. Le report de l’âge de départ a été un des rares thèmes à émerger de la campagne électorale.

Si la retraite à 65 ans défendue par le Président réélu s’annonce périlleuse, c’est que le consensus n’existe toujours pas, malgré trois réformes d’ampleur après 1981.

Preuve que l’on part de loin, la première dissension porte sur la nécessité même de la réforme… Le Conseil d’orientation des retraites l’assure: sans nouvelles mesures, le retour à l’équilibre est pour 2040. Les comptes des caisses suivent une trajectoire maîtrisée.

Cet optimisme est une illusion. Il est basé sur des hypothèses de croissance, d’emploi ou de taux d’activité, par essence fragiles. Et aussi sur une convention comptable dont on parle moins et qui est contestable : celle qui consiste à considérer que les pensions de la fonction publique sont par définition à l’équilibre puisque payées par l’Etat. Or, a calculé l’Institut économique Molinari, sans ce subterfuge, le déficit ne serait pas de 0,8% mais de 2,8%.

Qu’importe. La contestation de l’utilité d’une réforme paramétrique permet de qualifier cette même réforme de “politique”.
Il s’agirait avant tout de réduire le déficit et la dépense publique. Un quitus donné à l’électorat le plus âgé et à Bruxelles.

Ce constat ne disqualifie en rien le report de l’âge de départ. Les retraites expliquent 60% de la hausse des dépenses publiques depuis 1960. Ces vingt dernières années, leur poids dans le PIB s’est accru de 2,1 points. Et si ce taux revenait dans la moyenne européenne, 100 milliards d’euros pourraient être soit économisés, soit réaffectés…
Ce n’est pas rien…

Ceux que ces arguments d’équilibre comptable laissent de marbre doivent comprendre que travailler plus longtemps est aussi, d’abord, une question d’équité entre générations. Comme le démontre bien Hakim El Karoui.

En France, le revenu moyen des retraités est supérieur à celui des actifs. En Allemagne, il est inférieur de 18% – une charge supplémentaire sur les actifs français de 90 milliards d’euros, a calculé Rexecode.

J’ajoute que le patrimoine des retraités, notamment du fait de l’immobilier, s’est énormément accru.

Ce ne sont que des moyennes. C’est vrai, elles cachent de grandes disparités que le relèvement du minimum vieillesse atténuera. Mais si le taux de pauvreté chez les retraités atteint 7%, c’est deux fois moins que dans l’ensemble de la population…

En clair, si avant guerre, retraite signifiait précarité, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Et cette précarité, elle concerne désormais les jeunes. Ceux d’aujourd’hui et ceux de demain. De 52% actuellement, le taux de remplacement tombera à 35/40% en 2050. Les actifs français sont ceux qui paient le plus en Europe… et ceux qui recevront le moins.

Bien sûr, personne n’envisage de revenir sur le régime par répartition, au fondement de notre contrat social. Ce postulat cependant deviendra de plus en plus difficile à tenir si l’iniquité intergénérationnelle devenait trop criante. Le contrat est léonin.

Avec une espérance de vie qui progresse et un rapport entre cotisants et inactifs qui ne cesse de se dégrader, le rendement du régime par répartition s’érode. Il est de 1,5%, soit notre taux de croissance potentielle. Dans les années 1940, période de démographie dynamique et de pensions faibles, il était de 3,7%. Le rendement de la capitalisation approche 4,5%.

La voilà la réforme structurelle : ajouter au régime général le pilier de la capitalisation, une capitalisation collective obligatoire. Une proposition encore moins consensuelle, à vrai dire inconcevable en France, mais qui aurait le mérite de soulever les vraies questions.


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