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25/06/201303:16
Xerfi Canal présente l'analyse de Thibault Lieurade, journaliste Xerfi Canal

Coup de tonnerre dans le microcosme des grandes écoles : le salaire d'insertion moyen des jeunes diplômés a connu en un an une baisse significative : il était de 34 000 pour la promotion 2012 contre 35 100 pour la promotion 2011. Le taux net d'emploi est lui aussi en recul : 85% contre 81.5%. Il y a un effet mécanique pour expliquer ces chiffres. Des chiffres délivrés par les écoles elles-mêmes, dont on sait par ailleurs qu'en matière de salaire de jeunes diplômés, elles n'ont pas le pessimisme exagéré. Mais ce repli traduit bien le fait qu'en période de tension sur le marché du travail, le jeune diplômé d'une grande école est lui aussi contraint d'arbitrer pour le poste au détriment du salaire. Voilà remis en cause l'un des privilèges sacrés de nos filières d'excellence.

Ce calcul économique est loin d'être irrationnel. C'est déjà une simple conséquence de la loi de l'offre et de la demande. Rappelons que le nombre d'étudiants de l'enseignement supérieur est en constante augmentation depuis 2000, passant de 2.1 à 2.3 millions en 10 ans. Mais surtout, l'inflation des diplômés a été galopantes dans les écoles de commerce : toutes écoles confondues, les promotions ont doublé, passant de 50 000 à plus de 100 000 élèves.

Dans ces conditions de déséquilibrage massif entre l'offre et la demande, le jeune diplômé a tout intérêt à rejoindre au plus vite le camp des insiders, plutôt que d'ergoter sur le coût et la valeur de son diplôme. Et là, il ne s'agit pas d'une crise conjoncturelle, mais d'une tendance lourde.

Regardons l'évolution des niveaux de salaires sur le long terme. En euros constants, le salaire d'insertion d'un jeune diplômé d'école de commerce a chuté de 15% depuis 2000. Un repli de 11% pour les ingénieurs. Dans le même temps, regardons l'évolution du salaire moyen des cadres : il a augmenté de presque 6%, toujours en euros constants.

C'est donc la part de rémunération sacrifiée à la sortie d'école qui sert aujourd'hui à financer les hausses de salaires des insiders bien installés et protégés dans le marché du travail. C'est en quelque sorte une taxe sur les jeunes diplômés, un prélèvement redistributif des outsiders vers les insiders.

Thibault Lieurade, Grandes écoles : la taxe sur les jeunes diplômés, une vidéo Xerfi Canal


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