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ACCUEIL ECONOMIE Média & TIC Presse people : échec et net
https://player.vimeo.com/video/122384458?autoplay=1 Thibault-Lieurade-Presse-people-echec-et-net-1747.jpg
18/07/201303:20
Xerfi Canal présente l'analyse de Thibault Lieurade, journaliste Xerfi Canal

Le bébé royal de William et Kate peut-il relancer la presse people ? Les lecteurs auront-ils envie de découvrir les dernières péripéties des starlettes de la téléréalité sur les plages ? Les éditeurs ne peuvent que l'espérer après un début d'année 2013 catastrophique. Au premier semestre, les ventes des titres les plus emblématiques ont littéralement plongé : -9% pour Gala, -12% pour Public, -14% pour Voici, -17% pour Closer. Un recul encore plus marqué que celui enregistré par les autres titres de presse qui n'ont pas connu l'équivalent de ces baisses à deux chiffres.

Cette contre-performance ne s'explique pas par une pénurie de scandales ou d'un manque d'activité de starlettes de la télé-réalité. Non, si l'on se place à long terme, on voit bien que la presse people est en déclin depuis quelques années déjà. Rien qu'en 2012, l'ensemble des titres ont connu une baisse des ventes de 8.5%. De plus sur les cinq dernières années, Gala a enregistré un recul de 11%, Public et Closer 12%, Voici 23%.

Ces chiffres sont d'autant plus significatifs que la presse people fut la dernière famille de presse à entrer dans une phase déclin. Le retournement du CA est apparu dans la deuxième moitié des années 2000, période au cours de laquelle il a reculé de 20% sur l'ensemble des titres. Pour la presse féminine ou de loisir, ce retournement était survenu dans la première moitié des années 2000. Pour les magazines d'informations, c'était à la fin des années 90. C'est d'ailleurs peut-être ce qui a provoqué leur déclin puisqu'en se reposant sur leurs lauriers, les éditeurs ont oublié d'innover.

En effet, à la fin des années 2000, les lecteurs basculaient progressivement vers internet. La preuve, c'est le succès de Webedia et de son site Purepeople qui aujourd'hui revendique 3,3 millions de visiteurs uniques par mois. Ce site, lancé fin 2007, a conquis son public en offrant une profusion de contenu, pas loin de 80 articles par jour. Puis l'instantanéité du web leur permet de « griller » tous les titres papiers lorsqu'il y a un scoop à dévoiler. Mais il n'y pas que l'offre éditoriale pour séduire le lecteur. Webedia a aussi conquis les annonceurs. D'une part en attirant des cibles bien spécifiques ?surtout jeunes et féminines ?via le people. D'autre part en proposant de produire du contenu de marque, des campagnes de brand content, à destination de ces cibles à haute valeur ajoutée. A la clé, un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros en 2012, deux fois celui de 2011, soit une marge supérieure à 30%.

Les magazines people, eux, ont complétement raté le virage du web, à une époque où il est vrai leur déclin n'était pas encore enclenché. Leurs sites sont loin de constituer un relais de croissance attendu même si les audiences décollent. +9% en un an pour Gala, +27% pour Voici, +60% pour Closer. Mais par rapport au pure players comme Webedia, le basculement de leur audience sur les nouveaux médias intervient tard, très tard ? Trop tard ?

Thibault Lieurade, Presse people : échec et net, une vidéo Xerfi Canal

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Mots clés : Médias / culture / loisirs

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