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ACCUEIL ECONOMIE Média & TIC Rien ne va plus dans les jeux...
https://player.vimeo.com/video/122384679?autoplay=1 Thibault-Lieurade-Rien-ne-va-plus-dans-les-jeux-d-argent-en-ligne-1757.jpg
27/08/201303:32
Xerfi Canal présente l'analyse de Thibault Lieurade, journaliste Xerfi Canal

Comme tous les joueurs, ils ont été attirés par l'appât du gain. Et comme presque tous les joueurs, ils ont quitté la table en ayant perdu beaucoup d'argent. Ils, ce sont les opérateurs qui ont investi le secteur des jeux en ligne au moment de leur libéralisation, mi-2010. Ils étaient alors 36. Ils ne sont plus que 20 aujourd'hui. Le jackpot du marché français était pourtant prometteur. Puisque l'ouverture devait permettre d'élargir le périmètre des joueurs. Des joueurs qui, en général, ne rognent pas sur leur budget jeux de hasard malgré les pressions sur le pouvoir d'achat. Au contraire?

Mais les opérateurs n'avaient pas anticipé un paramètre : le potentiel de recrutement de nouveaux joueurs était en fait assez limité. Dès 2011, le Produit Brut des Jeux, c'est-à-dire les sommes perdues par les joueurs avant prélèvements fiscaux, l'équivalent du chiffre d'affaires, a stagné sous les 700 millions d'euros. Les prévisions ne pensaient pas que cette croissance s'arrêterait si vite et tablaient sur 1.3 milliards en 2012 et 1.5 milliards en 2013.

Les opérateurs avaient pourtant joué le coup à fond. Rien qu'en 2010, leurs dépenses en communication et en impôts ont totalisé 326 M, 103% du PBJ. Ces dépenses ont été à peine réduites en 2011 : 80% du PBJ. La concurrence entre les sites a ainsi fait monter à 180 euros le coût moyen de recrutement d'un nouveau joueur.

Et puis autre problème pour les opérateurs, ils n'ont pas réalisé que les règles du jeu limitaient drastiquement leurs chances de toucher le jackpot. Il y a d'abord la fiscalité lourde qui plafonne le taux de retour, c'est-à-dire la part d'argent remise au pot pour les dotations des gagnants, à 85%. A l'étranger, ce taux oscille entre 90% et 96%. Conséquence : entre 15 et 30% des mises des joueurs français sont aujourd'hui captées hors de l'Hexagone.

Des joueurs français qui peuvent notamment avoir la tentation d'aller parier sur le sport à l'étranger. Surtout s'ils veulent miser sur le nom du premier buteur d'un match ou la minute du 1er corner. Ces paris, dits paris spéciaux, sont interdits en France. Tout comme ceux sur certaines disciplines comme la gymnastique. Tous ces jeux permettent pourtant à l'ensemble du segment des paris sportifs de représenter 44% du marché mondial des jeux en ligne. En France, c'est 16%.

Résultat de toutes ces contraintes : les opérateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner, plumés. Dernier en date : le site de poker adossé au casinotier Partouche. Mais ceux de Tranchant, Winga et Titan n'ont pas résisté non plus. Les seuls à s'en être tirés sont les sites des ex-monopoles de l'Etat, le PMU et la FDJ, qui bénéficient d'une notoriété et d'un capital-confiance inégalés. De quoi rappeler aux nouveaux opérateurs que dans le business comme dans la salle de jeu, c'est toujours la banque qui gagne à la fin ! Et quand on parle de jeu, et bien la Banque, c'est l'Etat !

Thibault Lieurade, Rien ne va plus dans les jeux d'argent en ligne, une vidéo Xerfi Canal

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Mots clés : Mutation digitaleServices

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