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Le Bachelor : un beau cadeau - ambigu - pour les écoles de commerce

Enregistré le mardi 3 septembre 2019 . 3 min. 48

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Le cadeau de Noël est arrivé pendant l’été pour les écoles de commerce : la reconnaissance de leurs diplômes de Bachelor par un grade de licence. La ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui a fait cette annonce, doit prendre en octobre un arrêté permettant que ces diplômes privés à Bac +3 ou Bac +4 puissent, sous condition, bénéficier d’une équivalence avec le diplôme d’Etat de licence. Une très bonne nouvelle pour les écoles de commerce, qui délivrent déjà des diplômes de Grande école à Bac +5 bénéficiant du grade de Master. Mais dont les nouveaux diplômes de Bachelors, encore jeunes, n’ont pas encore pu faire leurs preuves, laissant planer des incertitudes sur leur valeur.


Alors que les créations de Bachelors se sont multipliées ces dernières années, nombre d’observateurs craignaient d’ailleurs un trop-plein de ces diplômes payants, considérés comme de véritables vaches à lait par des écoles de commerce en manque de fonds. Recrutant après le bac, certains Bachelors bénéficient surtout de l’aura de leur maison-mère, lorsque cette dernière est membre de la Conférence des grandes écoles (CGE). Parmi ces Bachelors, quelque 55 diplômes à bac +3 ou bac +4 ont obtenu le visa de la  Commission d'Evaluation des Formations et  Diplômes de Gestion (CEFDG). Ils seront sans doute les premiers candidats pour obtenir le grade de licence, une précieuse reconnaissance qui leur permettra d’attirer davantage de candidats en France mais aussi à l’international.


Mais pourquoi les pouvoirs publics se dépêchent-ils de satisfaire la revendication de la Conférence des grandes écoles (CGE), dont beaucoup d’observateurs voyaient l’aboutissement comme lointain, et que la ministre n’avait pas semblé pressée d’endosser lors de sa prise de fonction ?


Un précieux coup de pouce aux écoles de commerce


S’il s’agit de réguler l’offre de Bachelors, l’Etat donne aussi un salutaire coup de pouce, qui ne lui coûte rien, aux écoles de commerce, alors que leurs ressources publiques –la subvention des chambres de commerce notamment- se tarit année après année sous l’effet des restrictions budgétaires. Les pouvoirs publics favorisent en même temps, sans bourse délier, le développement d’alternatives à l’enseignement supérieur public, lequel, globalement sous-financé, peine à accueillir partout et dans des conditions décentes les enfants du baby-boom de l’an 2000.


Enfin, l’Etat se met aussi en accord avec lui-même : quand Polytechnique a ouvert en 2017 un diplôme payant de Bachelor of Science, il a obtenu dès l’année suivante la reconnaissance du grade de licence…


Ce que ne règle pas cette reconnaissance, en revanche, c’est le côté « Janus » de notre enseignement supérieur à deux visages, et à deux vitesses. Elle le consolide même. Car qu’est-ce que le Bachelor dans les pays anglo-saxons ? Ce n’est pas un grade de licence, c’est la licence elle-même. D’un côté, les grandes écoles font semblant de coller aux standards universitaires européens et internationaux  du découpage en cycles : bac +3 : le Bachelor, et bac +5 : le Master. De l’autre, le vieux système élitiste français des classes prépas publiques et de l’arrivée dans les grandes écoles en 3ème année perdure, sans que ces deux voies soient véritablement amenées à converger.


Même si elle arrange bien les écoles, il n’est pas certain que la reconnaissance du grade de licence permettra finalement aux Bachelors d’être autre chose qu’une voie secondaire des grandes écoles, lucrative pour ces dernières, mais qui n’accélère ni leur ouverture sociale, ni leur aggiornamento pour intégrer leurs cursus dans les standards internationaux.


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