CONNEXION
RECEVEZ LES ÉMISSIONS
XERFI CANAL GRATUITEMENT
La revue audiovisuelle de l'économie, la stratégie et du management
Newsletter #006A9E
économie #00aeef
stratégie & management #572475
business #C43031
IQSOG #F9BE13
secteurs

Secteurs

#1BB899
campus

Campus

#7030A0
chaînes partenaires

Partenaires

#BABEC4
Qui sommes-nous ?

QSN

#006A9E
https://player.vimeo.com/video/451144302?autoplay=1 Aurelien-Rouquet-Les-4-leviers-pour-decarbonner-les-transports-306347281.jpg
14/10/202004:40

Sauf pour quelles illuminés, le réchauffement climatique est un fait scientifique avéré. Afin de contenir le réchauffement à deux degrés, et éviter un désastre, diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre est donc un impératif. Dans cette lutte, la logistique doit être aux premières loges, et faire durant les prochaines années sa révolution.

Selon les estimations du professeur Alan MacKinnon, les émissions de CO2 liées au transport de marchandises représentent 8% du total des émissions carbone, et celles liées aux entrepôts et terminaux portuaires entre 1 et 2%. Si l’on ajoute à cela les émissions liées à la gestion administrative de la logistique et aux systèmes d’information associés, et celles générées par le consommateur lorsqu’il transporte des produits avec sa voiture, les stocke dans son frigo, la réalité est sans doute que la logistique représente 15% des émissions totales de CO2 ! Le défi pour la logistique est d’autant plus immense que le transport de marchandises, poste qui pèse le plus dans les émissions, repose essentiellement sur une énergie très carbonée, le pétrole, et qu’on prévoit un triplement des tonnes kilomètres transportées à horizon 2050 !

Comment réduire l’empreinte carbone de la logistique ? Au-delà de la décroissance, stratégie controversée qui vise à réduire notre empreinte carbone par une diminution des activités économiques qui entraînerait alors de facto celle des activités logistiques, 4 leviers existent.

Le premier est de réduire l’intensité du transport de marchandises au sein de nos économies, c’est-à-dire de découpler la croissance de l’économie et celle du transport de marchandises.  L’idée est ici de baisser la demande de transport : en miniaturisant certains produits, en diminuant le gaspillage, en digitalisant, en optimisant les tournées, etc. Le réchauffement va cependant conduire à générer de nouveaux flux qui pourront difficilement être évités : les habitants des côtes qui seront submergées par la montée des eaux devront être déplacés et il faudra construire pour eux de nouveaux logements, de nouvelles infrastructures, etc.

Un deuxième levier est de favoriser le report modal. Alors que la route est le mode de transport dominant sur le plan continental, avec par exemple près de 75% des tonnes kilomètres transportées en Europe, il s’agit de basculer vers du ferroviaire ou du fluvial. Sur le plan intercontinental, l’enjeu est de faire en sorte que l’avion soit réellement l’exception au transport maritime, et réservé uniquement à des transports d’urgence.

Un troisième levier est d’améliorer l’utilisation des ressources logistiques. Même si cela est plus facile à dire qu’à faire, il faut optimiser encore le remplissage des modes de transport, et réduire notamment les retours à vide des camions qui représentent près de 15% des trajets en Europe. Les entreprises ont ici tout à gagner : des moyens de transport mieux remplis, c’est en effet bon sur le plan économique et écologique !

Enfin, un dernier levier consiste à jouer sur les sources d’énergie utilisées en logistique. On peut d’une part diminuer à la source les besoins en énergie, en améliorant l’aérodynamique des modes de transport, en allégeant les véhicules, en réduisant leur vitesse, en promouvant l’éco-conduite, etc. On peut d’autre part promouvoir l’usage de sources d’énergie moins carbonées. Sur ce plan on peut attendre beaucoup de l’électrique et notamment de l’électrification de routes, qui peut faire sens sur les axes les plus empruntés, ainsi que des camions avec batteries, avec bientôt le déploiement du Tesla Semi.

Pour atteindre l’objectif européen de réduction par un facteur 6 les émissions d’ici à 2050, il est clair qu’il faudra jouer simultanément sur ces quatre leviers. Il est également évident que sur le plan réglementaire, un durcissement est à venir. Les entreprises, plutôt que d’attendre, ont donc tout intérêt à s’engager dès maintenant dans des démarches de réduction de leur empreinte carbone logistique. Alors, qu’attendez-vous pour décarboner votre logistique ?


En savoir plus

Mots clés : Idées & débatsEnergie / EnvironnementTransportLogistiqueRéchauffement climatiqueEmpreinte carbone

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal
Déjà utilisateur
Identifiant/email :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple email / mot de passe n'est pas valide  
 
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Email :
S'identifier