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ACCUEIL STRATÉGIE & MANAGEMENT Stratégie & Management De la compétence au pouvoir...
22/06/202103:14

John Fitzgerald Kennedy est souvent cité pour avoir dit que diriger et apprendre sont indispensables l’un de l’autre. Que l’exercice du pouvoir au sein d’une organisation ne dépend pas tant de ce que l’on connait et sait faire que d’une insatiable envie de découvrir de nouveaux savoirs.


Pour un dirigeant, cette curiosité n’est ni une distraction ni une posture sociale car les choses nouvelles que l’on découvre doivent à un moment s’agréger, se cristalliser et faire sens avec ce qui précède, avec ce qui entoure et ce qui est prévu d’arriver.


Cela demande un effort de compréhension, de hiérarchisation et de mises en perspective afin de solliciter l’indispensable esprit de synthèse toujours impressionnant et très attendu de celles et ceux qui sont en situation de prendre des décisions importantes dans des univers incertains. 


Mais pour faire des synthèses pertinentes, une disposition particulière est indispensable et presque toujours oubliée de la littérature managériale : il s’agit de la mémoire. Vous savez cette chose formidable qui nous permet d’enrichir nos réflexions et d’éviter d’être toujours à l’an zéro des sujets que l’on traite.


La mémoire fait pourtant l’objet de très nombreuses études notamment dans le domaine des neurosciences cognitives. Elle est aussi un des sujets clés de la psychanalyse qui différencie clairement la mémoire du souvenir.


Dans tous les cas, la mémoire est appréhendée comme une faculté hétérogène et protéiforme dont on peut distinguer au moins trois grandes catégories.


Tout d’abord, la mémoire factuelle, celle qui permet de se rappeler des noms et des visages, des chiffres et des formules, des images et les histoires qui vont avec.


Ensuite, on trouve une mémoire pratique, celle qui permet de toujours savoir nager ou faire du vélo mais également de peindre, de jouer d’un instrument ou de manipuler certains outils. 


Enfin, il existe une mémoire expérientielle, celle qui permet de se souvenir de nos expériences sensorielles, sociales et professionnelles. Cette mémoire-là est très utile pour réussir à faire des synthèses pertinentes et progresser efficacement sur sa courbe d’expérience.


A l’ère d’Internet et des smartphones certains peuvent être tentés de penser qu’avec un accès permanent à l’oracle Google et à l’encyclopédie Wikipédia, la mémoire va devenir un accessoire, un talent subsidiaire et pourquoi pas un art d’agrément. Il n’en est rien et c’est tant mieux. Car aujourd’hui l’hypermnésie relative d’Internet est avant tout factuelle.


Cela dit, l’ambition avérée des machines apprenantes est bien d’offrir des solutions de substitution à notre mémoire expériencielle. Si ces machines sont incapables d’aimer, elles ont malgré tout une capacité à s’émanciper et de fait, à prendre le pouvoir par la mémoire. 


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