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ACCUEIL STRATÉGIE & MANAGEMENT Stratégie & Management L'empathie : une intelligence...
06/04/202003:19

Dans les organisations comme en politique, l'empathie délibérée est d’une efficacité avérée contre la haine, une façon intelligente d'éviter de nombreux drames.


Mais qu’est-ce que l’empathie ? On peut dire que ce terme désigne notre capacité à ressentir les émotions des autres en faisant bien la différence entre notre point de vue et celui de nos interlocuteurs.


L’empathie exige donc suffisamment de sensibilité pour comprendre mais pas trop pour éviter de faire éponge et de subir une forme de contagion émotionnelle.


De nombreux spécialistes affirment que nous avons tous une disposition naturelle à l’empathie. C'est vrai, mais cela ne doit occulter le fait que l’empathie est aussi une pratique sociale et culturelle comme le montre tant d’événements historiques pendant lesquels la nature humaine a prouvé qu’elle était parfaitement capable de ne manifester aucune empathie envers ses semblables. 


Il est donc intéressant de considérer une forme d’empathie délibérée, lorsque celle-ci ne se limite pas à un réflexe conditionné ou simplement à du conformisme social. Cette empathie délibérée est bien sûr le fruit d’une démarche volontaire qu’il faut distinguer de la compassion puisqu’elle a un but, elle est intéressée.


Mais cet intérêt n’exige pas d’apprécier et encore moins d’aimer les protagonistes des situations auxquelles nous sommes confrontés. En fait, l’empathie délibérée permet de s’intéresser aux autres indépendamment de leur apparence, de leur réputation et de ce qu’ils représentent. Elle cherche à comprendre sans s’éprendre.
Voici deux exemples qui illustrent l’utilité de cette empathie délibérée.


Le premier concerne les interrogatoires de Police. En effet, la meilleure façon de ne rien obtenir d’un suspect est de lui manifester de l’antipathie voir du mépris. Pour obtenir des informations, l’inspecteur doit absolument chercher à créer une relation de confiance. Pour cela, il a plutôt intérêt à manifester de l’empathie pour l’individu interrogé. Cela ne veut pas dire qu’on le trouve sympathique, mais c’est ainsi, la nature humaine à peu de chance d’être coopérative avec quiconque la déteste.


L’autre exemple est celui l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Américain Robert McNamara qui témoignera des années plus tard sur un moment critique de la guerre froide entre les Américains et les Russes à savoir la crise des missiles de Cuba. Voici ce qu’il dit : « Kroutchev, Kennedy et Castro étaient des gens très rationnels, mais c’est un coup de chance qui a permis d’éviter la 3ème guerre mondiale nucléaire ». A ce niveau là aussi, l’empathie n’exige pas la sympathie. Ce n’est pas parce que la Russie était le principal ennemi des américains qu’il fallait lui prêter des intentions plus belliqueuses qu’elle n’en n’avait.


En trouvant des marges de manœuvre dans les situations délicates, l’empathie délibérée facilite le dialogue et désamorce les conflits avant qu’ils ne s’enveniment, et ce même lorsque la recherche de la compréhension de l’autre n’est pas réciproque.


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Mots clés : ManagementEmotionConflitEmpathieDialogue

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