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https://player.vimeo.com/video/488445586?autoplay=1 Frederic-Frery-La-loi-d-expansion-des-projets-toujours-en-retard-306347666.jpg
11/01/202103:25

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé comment il est possible qu’un projet prenne des semaines, des mois, voire des années de retard. En France, un des cas de fiasco les plus célèbres est le développement du système informatique de paie des armées, Louvois. Initié en 1996, le projet Louvois est lancé en 2000, arrêté en 2003, relancé en 2004, réorienté en 2007, de nouveau relancé en 2011, de nouveau arrêté en 2013, relancé sous un autre nom en 2014, et il devrait être achevé en 2021, soit 25 ans après son démarrage et l’intervention d’au moins quatre prestataires informatiques successifs.


D’après le célèbre « Chaos Report » publié pour la première fois en 1994 par le cabinet de recherche Standish Group, seuls 16 % des projets respectent leurs délais, leur budget et leur périmètre. Ce pourcentage tombe même à 0 % pour les projets dont le budget dépasse les 10 millions de dollars. Vingt ans plus tard, avec l’expérience accumulée et les progrès des méthodes de gestion de projet – dont les approches agiles et lean startup – le taux de réussite de ces grands projets n’était encore que de 2 %. Par conséquent, si votre organisation se lance dans un grand projet informatique, vous avez 98 % de chance que vos efforts se soldent par un échec : le budget sera dépassé, les délais ne seront pas tenus et le résultat ne correspondra pas aux objectifs.


Des entreprises comme Nike, Lidl ou HP ont ainsi englouti plusieurs centaines de millions de dollars dans la mise au point de systèmes informatiques, avant de finir par les arrêter. Dans certains cas, le budget alloué a été cinq fois plus élevé que prévu, sans compter des conséquences parfois dramatiques sur le fonctionnement quotidien des opérations, les clients n’étant plus livrés, les fournisseurs n’étant plus payés ou les salariés n’étant plus rémunérés.


Pour éviter un tel chaos, le Standish Group souligne une série de facteurs de réussite qui font trop souvent défaut aux grands projets, parmi lesquels le soutien affirmé des dirigeants, l’implication répétée des utilisateurs, la clarté partagée des objectifs, la compétence vérifiée des équipes ou la frugalité des moyens dédiés.


Or, on peut évoquer une autre cause d’échec de tous ces grands projets, beaucoup plus organisationnelle. Par nature, quel que soit le délai que vous accordez à un projet, il finit par l’utiliser, et le plus souvent il finit même par le dépasser. C’est ce que l’on pourrait appeler la « loi d’expansion des projets ». Si je vous donne un travail à faire pour dans un mois, il vous faudra un mois. Si je vous donne le même travail à faire pour dans trois jours, il ne vous faudra que trois jours. Or, plus vous prenez de temps pour faire quelque chose, plus vous risquez d’avoir du retard. Comment fait-on pour avoir des mois de retard sur un projet ? En accumulant quelques minutes de retard, jour après jour.


Par conséquent, si vous voulez limiter le risque de retard d’un projet, suivez cette règle très simple : donnez-lui un délai plus court. En vertu de la loi d’expansion des projets, le résultat sera globalement le même, il sera atteint plus vite, et très certainement avec moins de retard.


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