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https://player.vimeo.com/video/133667723?autoplay=1 Frederic-Frery-Echapperez-vous-a-l-uberisation--3954.jpg
10/09/201503:21

Precepta Stratégiques a reçu Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe, pour parler de la notion d'ubérisation et de ce qu'elle recouvre en terme de stratégie.

 

"Le salariat est-il mort ? Allons-nous vers une économie d’auto-entrepreneurs, d’intermittents, de free-lances capables de proposer leurs services dans un mode projet permanent ? C’est ce que recouvre la notion d’uberisation.

 

Cette notion fait évidemment référence à la plateforme californienne de voitures avec chauffeurs Uber. Créé en 2009, Uber concurrence des sociétés de taxi telles que les taxis G7, créés en 1905, en mobilisant des chauffeurs indépendants, qui utilisent leur propre voiture. De la même manière, Airbnb fédère des particuliers qui proposent leurs logements vacants et concurrencent ainsi les hôtels. Airbnb, créé en 2008, propose désormais plus de chambres que le groupe Accor, créé en 1967. L’agence publicitaire en ligne eYeka permet à des créatifs de répondre directement à des annonceurs, pour des tarifs parfois 100 fois inférieurs à ceux que demanderait une agence comme Publicis. C’est d’ailleurs Maurice Levy, le Président de Publicis, qui le premier a proposé le terme « uberisation » fin 2014.

 

Dans tous ces exemples d’uberisation, le principe est le même : des entreprises établies, fortes de leurs actifs et de leurs salariés, sont concurrencées par des plateformes qui fédèrent des individus, qui possèdent leur propre outil de travail, et dont la compétence est évaluée par ceux qui ont précédemment utilisé leurs services. On passe ainsi d’une logique de salariat à une logique d’indépendants, on passe du mode entreprise au mode projet.

 

Or, le mode projet a de réels d’avantages : il permet une beaucoup plus grande flexibilité, une meilleure innovativité, et il autorise le recours aux compétences les plus adaptées face à chaque situation. Au contraire, le mode entreprise, s’il assure une pérennité des relations, présente un inconvénient majeur : même si vos salariés sont qualifiés, ils ne sont pas nécessairement les plus qualifiés pour chacune des tâches à accomplir. On ne travaille pas avec les meilleurs, on travaille avec ceux qu’on a.

 

Il faut se souvenir que l’entreprise et le salariat tels que nous les connaissons  sont nés de la révolution industrielle, lorsque la production en grand volume d’offres standardisées s’est imposée. Il était alors moins coûteux de posséder ses propres actifs et d’embaucher ses propres salariés, plutôt que de les trouver au coup par coup sur un marché. Karl Marx y voyait d’ailleurs une forme d’asservissement du prolétariat.  De nos jours, du fait de la profusion des technologies de communication, cette équation s’est inversée : le marché est devenu moins coûteux que l’entreprise, tout en restant beaucoup plus flexible.

 

Par conséquent, cette vague de fond semble irrésistible, et la question que vous devez vous poser n’est pas « est-ce que mon métier va être uberisé ? », mais plutôt « que ferez-vous lorsque votre métier sera uberisé », car, d’une manière ou d’une autre, il le sera."


 

Frédéric Fréry, Échapperez-vous à l’uberisation ?, une vidéo Precepta Stratégiques


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Mots clés : StratégieFNEGEFrédéric FréryESCP Europe

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