La revue audiovisuelle de l'économie, la stratégie et du management
CONNEXION
Newsletter #006A9E
économie #00aeef
stratégie & management #572475
business #C43031
Fenêtres ouvertes sur la gestion #F9BE13
secteurs

Secteurs

#1BB899
campus

Campus

#7030A0
chaînes partenaires

Partenaires

#BABEC4
Qui sommes-nous ?

QSN

#006A9E
https://player.vimeo.com/video/206573205?autoplay=1 Isabelle-Barth-Isabelle-Barth-L-open-space-est-mort-vive-le-co-working-5975.jpg
16/03/201704:37

Je ne sais pas vous, mais je suis toujours très étonnée du succès des espaces de co-working alors que la France a toujours rejeté ce qu’on a longtemps appelé les open space, venus des Etats Unis dans les années 70.


Je me souviens encore de l’incompréhension et de la réelle souffrance des salariés qui devaient abandonner des bureaux individuels ou à 2 ou 3 pour aller vers ces « plateaux » avec les inconvénients qui allaient avec. On peut citer facilement : la perte d’intimité d’un espace à soi, la remise en cause du statut, l’obligation de travailler sous le regard des autres, la perte de confidentialité dans des métiers de relation clients, le bruit ambiant dû à l’activité de dizaines de personnes  travaillant au même endroit ….


L’open space a littéralement pourri la vie de milliers de personnes qui n’ont pu se faire à ces conditions de travail a tel point qu’un ouvrage a été écrit en 2009 qui s’intitulait : « L’open space m’a tuer », c’est peu dire ! Actuellement, des enquêtes récentes (comme celle d’Opinionway 2016) montrent que si 40 % environ des salariés français travaillent en open space, ils en ont un taux de satisfaction très faible.


Qu’est-ce qui peut expliquer le succès des espaces de co-working quelques décennies plus tard ?


Finalement le  phénomène du co-working est assez récent puisque le premier espace officiel a été inauguré à San Francisco en 2005, mais a monté très vite en puissance : la France offre maintenant plus de 900 espaces officiels et comptent autour de 100 000 coworkers.


Il ya bien sûr l’explication du contexte culturel : les Anglo-saxons n’ont, par exemple par le même rejet de l’open space, et certainement le rôle de l’âge : toujours selon la même enquête 58 % des moins de 35 ans sont favorables à l’openspace contre 37 % des plus de 50 ans.


Mais je retiens trois autres explications :


- La première est lié aux nouveaux outils de communications : quand on se rend  dans un espace de coworking, on comprend la notion de co : le co, c’est être ensemble mais sans partage ou interactions spécifiques. Les coworkers sont tous penchés sur leur écran, avec des écouteurs dans les oreilles. L’oral est très absent : les interactions professionnelles passent par l’image et l’écrit avec les réseaux sociaux, le web, les sites marchands … D’où, un grand silence malgré le nombre de personnes travaillant sur le même lieu. D’autres lieux sont dédiés aux échanges téléphoniques, ou aux discussions.


- La seconde est due au prix : en règle générale, on paie pour venir dans ces espaces. Ce qui donne de la valeur au lieu. Ce qui est bien sûr loin d’être le cas quand on est salarié, où le lieu de travail est un dû de l’employeur, sur lequel on a aucune maîtrise.


- La troisième est que le coworking est choisi, alors que l’openspace classique est subi. Le choix d’y aller ou pas, le choix de ses heures de présences, le choix du lieu, le choix de la communauté que l’on veut rejoindre, le choix de ses voisins de travail … Alors que le passage à l’openspace n’implique souvent aucun aménagement spécifique des modalités de travail.


Les nouveaux outils de communications, la valorisation du lieu, et le choix. Trois ingrédients qui font que l’espace de travail n’est pas du tout regardé et investi de la même façon. Les structures sont semblables mais elles ne sont pas vécues de la même façon.


Ces éléments sont intéressants car ils sont souvent oubliés dans bon nombre de conduite de changements.


1/ Les outils structurent les comportements autant que les comportements structurent les outils,
2/ On n’accepte un changement que s’il a de la valeur pour nous,
3/ Avoir le choix de faire ou de ne pas faire est essentiel dans l’engagement vers un acte.


L’openspace est mort, vive le co-working !


 
Isabelle Barth, L'open space est mort, vive le co-working, une vidéo Precepta Stratégique.


En savoir plus

Mots clés : ManagementTravail Bien-êtreOpen spaceCo-working

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal
Déjà utilisateur
Identifiant/email :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple email / mot de passe n'est pas valide  
 
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Email :
S'identifier