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L’actionnaire, ce pelé, ce galeux d’où vient tout le mal ?

Publié le jeudi 19 septembre 2019 . 3 min. 56

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Tenez-le-vous pour dit : si l’économie française va mal ce n’est pas parce que l’Etat est « trop lourd, trop lent, trop cher », comme le disait le président de la République François Hollande, fin 2013 ; si la compétitivité de nos entreprises décroche ce n’est pas parce que le coût du travail est trop élevé ; si la croissance est en berne et si le chômage de masse perdure ce n’est pas à cause de nos multiples réglementations et notamment celles du droit du travail ; non, tout cela est de la faute des actionnaires si l’on en croit certains économistes.


Contrairement aux pays anglo-saxons, la France n’est pas une terre ou la culture actionnariale est fort développée. On y préfère la main de l’Etat à celle du marché et la financiarisation des entreprises est mainte fois dénoncée. Le rôle des actionnaires y est rarement reconnu. Ils sont généralement présentés comme cupides avec leurs exigences excessives de dividendes, court termistes dans leurs décisions d’investissement, et responsables des licenciements boursiers.


Bref, à les entendre tout irait mieux si leur pouvoir était mieux encadré sinon fortement réduit. Oui à des actionnaires qui financent mais non au pouvoir des actionnaires qui pèse d’un « poids extravagant sur le gouvernement des entreprises ». Il serait ainsi urgent d’introduire davantage de démocratie dans nos entreprises au travers d’un « bicamérisme économique » afin d’éviter que seuls les actionnaires décident de l’avenir des entreprises.


La critique du pouvoir excessif des actionnaires commence souvent par l’argument que les actionnaires ne sont pas les propriétaires de l’entreprise. Cela est exact : ils ne sont propriétaires que de leurs actions et non de ses murs ou de ses actifs.


Mais si l’actionnaire n’est pas le propriétaire de l’entreprise ses actions lui confèrent des droits qui lui permettent d’agir (directement ou indirectement via son agent) sur les décisions stratégiques de l’entreprise. Pourquoi un tel droit qui paraît excessif à nos critiques par rapport à ceux des autres parties prenantes ? La raison se trouve dans le fait que l’actionnaire n’est pas une partie prenante comme les autres : salariés, fournisseurs, clients, banquiers. Il est le créancier résiduel. Il est le seul à ne pas être rémunéré contractuellement par la société. Sa rémunération dépend de l’exécution de l’ensemble des contrats noués entre la société et ses parties prenantes. Ce faisant, il lui faut avoir un œil sur l’ensemble des décisions de gestion de l’entreprise. Cet œil c’est justement le Conseil d’administration dont la mission, entre autres, est de contrôler l’action des dirigeants dans l’intérêt des actionnaires.


Est-ce à dire que le Conseil d’administration ne doit pas se préoccuper du sort des salariés, des fournisseurs et des clients ? Bien évidemment non. Comment créer de la valeur pour les actionnaires sans employés performants, sans fournisseurs de qualité et sans clients satisfaits ? Tous sont indispensables et leurs intérêts doivent être pris en compte par les représentants des actionnaires dans leur propre intérêt bien compris.


Enfin, il y a une bonne raison pour laquelle les entreprises privées ont besoin d’actionnaires : il n’existe aucun projet d’investissement sans risque. Or, il n’est ni dans la mission ni dans l’intérêt des banques de prendre de tels risques. C’est pourquoi les entreprises ont besoin de fonds propres. Le drame, en France, est justement que l’épargne se dirige insuffisamment vers les actions.


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