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#006A9E
23/05/201802:49

Le réveil a été douloureux. La quasi-totalité des écoles de commerce françaises ont perdu en 2017 des places dans l’édition du très renommé classement des masters en management du Financial Times. Cela tient avant tout à un changement de méthodologie mais pas que…


La dégringolade est quasi générale. Si le master in management d’HEC reste second, celui de l’Essec passe de la 3e place à la 5e place, ESCP Europe de la 4e à la 6e, l’EDHEC de la 15e à la 16e, EM Lyon de la 26e à la 27e et seule Kedge progresse quand la moitié des business schools britanniques font le chemin inverse. Oh mais tout n’a pas changé en 1 an. Chouchou du classement britannique depuis de nombreuses années, les business schools françaises n’ont pas démérité si brutalement. C’est plutôt que le Financial Times a choisi des critères qui profitent plutôt aux Britanniques en mettant en avant la progression des rémunérations sur trois ans plutôt qu’immédiates. Et voilà : à ce jeu les diplômés des business schools britanniques partent avec des rémunérations plus faibles et progressent plus que les Français. Coup bas de la perfide albion post Brexit ? En tout cas aucune école française n’a pris le risque de protester publiquement…


Mais ce recul n’est-il vraiment dû qu’à un changement d’indicateurs ? Beaucoup craignent qu’il ne soit inscrit dans une certaine logique. Sur ce même canal l’ancien directeur d’HEC, Bernard Ramanantsoa, a lancé un cri d’alarme il y a quelques mois. Lâchées par leurs chambres de commerce et d’industrie les écoles de management françaises vont avoir de plus en plus de mal à rester dans la course. En cause essentiellement le coup d’une recherche académique de plus en plus difficile à supporter et pourtant absolument nécessaire pour prétendre aux accréditations internationales, attirer de très bons professeurs étrangers et conclure des accords d’échanges avec les meilleures business schools. Le tout pour faire venir des étudiants étrangers de premier niveau.


Heureusement les écoles de management françaises ont de la ressource et de l’imagination. Alors qu’elles ne sont pas, pour la plupart, adossées à de grandes universités comme leur consoeurs anglo-saxonnes elles ont su développer de nouveaux programmes – et au premier chef les bachelors – se rapprocher des entreprises pour créer des chaires et générer une recherche profitable. Le modèle étant l’Edhec dont les indicateurs financiers génèrent chaque année 11 millions d’euros de revenus propres en étant utilisés dans près de 30 milliards d’euros de transactions. Pour les rendre plus autonomes un nouveau statut dit d’EESC (établissement d’enseignement supérieur consulaire) a été adopté par beaucoup d’écoles sous tutelle de chambres de commerce et d’industrie. Eh oui peu à peu les écoles de management françaises deviennent des entreprises comme les autres pour continuer à se battre sur un marché mondial de plus en plus compétitif.


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Mots clés : Enseignement formationFranceEcoles de commerceBusiness schoolsClassementGrandes Ecoles Ecole de management

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