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https://player.vimeo.com/video/220937489?autoplay=1 Philippe-Dupuy-Dupuy-Philippe-Les-entreprises-face-au-risque-de-change-6350.jpg
21/06/201702:42

Est-ce que les entreprises françaises ouvertes à l’international, c’est-à-dire celles qui vendent leurs produits à l’étranger spéculent sur le marché des devises ?


C’est une question à laquelle nous répondons dans un article qui vient d’être publié dans Management International. 

 

Nous avons analysé les procédures de gestion du risque de change de plus de 200 entreprises dont 52 avec lesquelles nous avons pu échanger longuement grâce au soutien de l’Association Française des Trésorier d’Entreprises.

 

Premier constat : en France, les entreprises ne cherchent pas à faire du résultat financier en jouant sur le marché des devises. Elles ne spéculent pas. C’est d’ailleurs un résultat qu’on peut retrouver d’enquête en enquête à travers le monde : globalement moins de 10% des entreprises voit le département trésorerie comme un centre de profit. 

 

Non, l’objectif numéro un des entreprises est d’éliminer le risque de leur compte de résultat et de leur bilan en s’appuyant sur des programmes de couverture parfois très structurés mais le plus souvent en lien avec leur activité commerciale. 

 

Deux points nous ont quand même étonnés dans le cas français :
• D’abord les entreprises françaises sont plus systématiques que leurs homologues à l’international à un point tel qu’elles semblent même couvrir sans compter et même leur activité récurrente qui pourtant appelle mécaniquement moins de couverture. Et plus elles sont grandes plus elles couvrent de manière systématique ce qu’on ne retrouve pas tout à fait dans les autres régions du globe. Nous avons aussi trouvé que plus l’entreprise est de petite taille et plus les procédures de gestion semblent adaptatives et souples. 
• Deuxième point, les entreprises françaises ne semblent pas réellement mesurer le risque qu’elles couvrent. C’est le fait de couvrir qui semble importer le plus. Alors qu’à l’étranger, des chercheurs ont montré que 50% à 90% des entreprises s’appuient sur des analyses de risque comme de simples prévisions de marché c’est moins le cas en France.

 

Comment l’expliquer ?


D’abord nous avons vérifié que notre échantillon était bien comparable aux études antérieures. Et c'est le cas, la structure de capital de l’entreprise et sa taille sont dans notre échantillon comme dans de nombreuses études des facteurs explicatifs importants du choix des procédures de gestion du risque de change. Alors comment expliquer cette spécificité française qu’on pourrait décrire comme de la sur couverture ? Et bien nous proposons de voir ici l’effet d’une certaine différence culturelle dans la perception du risque. Ce point a d’ailleurs déjà été mis en avant par d’autres chercheurs.

 

Nous mettons aussi en avant l’aversion particulièrement élevé en France d’un éventuel coût social lié à une mauvaise gestion des risques financiers.

Et il semble qu’au final cette différence d’attitude face au risque représente un coût supplémentaire, de couverture, pour les entreprises françaises face à la concurrence internationale.

 

Philippe Dupuy, Les entreprises face au risque de change, une vidéo Stratégie et Management.


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