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https://player.vimeo.com/video/380000659?autoplay=1 Philippe-Gattet-Democratisation-le-bio-va-t-il-perdre-son-ame--306346554.jpg
14/01/202003:10

Et si la démocratisation du marché alimentaire bio marquait le début de la fin ? Certes, celui-ci est toujours très dynamique avec des ventes en hausse de 14% en 2019 et des perspectives plus que réjouissantes selon l’étude Xerfi-Precepta. Pourtant, avec la guerre des prix ou l’industrialisation de la production, le marché est sur le point de tomber dans les travers du conventionnel sous couvert de le rendre accessible à tous. La France est en effet loin d’être auto-suffisante en matière de production biologique. Face à l’explosion de la demande, l’importation est donc souvent la solution retenue, avec l’impact sur l’environnement généré par le transport des produits. Autorisée par Bruxelles, l’utilisation de serres chauffées pour la production de fruits et légumes hors saison est également une voie empruntée. Bref, le risque de voir le bio dénaturé de ses valeurs originelles ne cesse de croître face aux offensives des marques conventionnelles et de la grande distribution pour répondre à la demande. Dans ces conditions, une pause de la croissance pourrait être salutaire. Le temps que la filière se structure davantage en amont.


Quelles sont alors les GMS et enseignes bio les mieux armées pour s’imposer ? Déjà, la grande distribution alimentaire représente plus de la moitié du marché alimentaire bio. Et elle devrait encore gagner du terrain. Le potentiel d’extension de l’offre est en effet important en supermarchés, magasins de proximité et sur Internet. Désormais, les GMS misent sur des stratégies de marques distinctes puisque capitaliser sur les enseignes d’hypermarché et de supermarché s’est révélé peu probant. C’est ainsi que le groupe Casino, pionnier en la matière, a mis la main sur Naturalia en 2008 et qu’Intermarché s’est récemment distingué en s’alliant aux Comptoirs de la Bio. Et d’autres rapprochements entre enseignes alimentaires et enseignes bio devraient avoir lieu ces prochains mois. Des opportunités de croissance se dessinent également sur le net. Une nouvelle génération de start-up au business model innovant s’y positionne, en proposant des produits bio à prix réduits sur abonnement. Si rien ne semble en mesure d’arrêter les groupes de la grande distribution alimentaire, tous redoutent l’offensive d’Amazon, en particulier via le lancement de son supermarché Amazon Fresh.


Quid alors des enseignes spécialisées ? En fait, les leaders du circuit spécialisé sont engagés dans une course à la taille. Autres réalités de plus en plus tangibles : la disparition accélérée des magasins indépendants totalement autonomes, les rapprochements entre réseaux suiveurs, les cessions d’activité, le risque de saturation du parc de magasins et la dégradation des rendements commerciaux. Bref, les enseignes spécialisées se concentrent et adoptent les codes de la grande distribution là où l’on pouvait s’attendre à des stratégies de différenciation. En d’autres termes, le marché du bio devient de plus en plus homogène. Une standardisation qui fait craindre à certains que le bio soit en train de perdre son âme.


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Mots clés : DistributionDéveloppement durableAlimentationSupermarchéGMS

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