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Les Boursorama, B for Bank, ING Direct ou Fortuneo vont-elles être bientôt ringardisées ? Il y a 15 ans, ces banques en ligne étaient à l’avant-garde de l’innovation en supprimant purement et simplement le réseau d’agences de leur business model pour alléger leurs coûts et proposer une offre tarifaire très attractive. Elles appliquaient en réalité le modèle low-cost au secteur de la banque... Oui mais c’était il y a 15 ans. Aujourd’hui, N26, Orange Bank, Compte Nickel, Qonto ou Ibanfirst se positionnent comme les nouveaux agitateurs. Avec un mot d’ordre : faire mieux que les banques traditionnelles et les banques en ligne classiques en exploitant toutes leurs failles et leurs lacunes.

 

Apparues aux États-Unis, ces néo-banques ou Fintech, comme on les appelle aussi, gagnent maintenant la France. Leur approche des services bancaires est extrêmement variée : certaines ont une licence bancaire (d’autres non), certaines distribuent leurs propres produits (d’autres ne sont que des canaux de distribution d’offres tierces). Elles se différencient également entre elles par l’étendue de leur offre, par les logiques communautaires mises en place, ou encore par les modèles de revenus. En revanche, elles ont toutes un point commun : elles se focalisent sur les clients et s’attachent à revisiter l’expérience client grâce à des interfaces web et mobile de qualité, simples et intuitives, grâce aussi à des fonctionnalités nouvelles, à une grande réactivité, à une tarification compétitive (voire gratuite) et transparente et à une ouverture de compte en moins de 10 minutes, le tout en ligne.

 

Cependant, la banque demeure éminemment réglementée et les néo-banques ne peuvent pas faire n’importe quoi. Globalement il y a deux grandes écoles :
• D’un côté, celles qui ont le statut d’établissement de paiement et qui proposent un compte de paiement assorti d’une carte bancaire. C’est le choix d’une majorité d’acteurs français, comme Sogexia, Lydia, Qonto ou le franco-belge Ibanfirst (ces deux derniers acteurs s’adressant au passage à la clientèle des professionnels). On peut aussi citer Compte Nickel dont l’originalité est de s’appuyer à la fois sur une interface online et un réseau physique, en l’occurrence celui des buralistes.
• On trouve aussi des acteurs qui disposent d’une licence bancaire. Dans ce cas, elles ont les mains libres pour effectuer toutes les opérations de banque ; mais leur structure de coûts s’avère beaucoup plus lourde que les autres. On citera les allemandes N26 et Fidor Bank. On citera aussi Orange Bank, C-Zam ou Hello Bank qui bénéficient, elles, de l’aura de leur groupe d’appartenance, respectivement Orange, Carrefour et BNP Paribas.

 

Reste pour toutes ces néo-banques à trouver un modèle économique qui permette de dégager des revenus suffisants. Dans ce cas, la licence bancaire a un avantage : elle offre les mêmes services qu’une banque traditionnelle — notamment des crédits et découverts — ce qui leur donne des marges de manœuvre pour rentabiliser la partie gratuite de leur modèle. Avec une licence bancaire, ces Fintech peuvent aussi s’internationaliser rapidement pour élargir leur audience. Autrement dit, certaines néo-banques partent avec un handicap…

 

Malgré tout, leur attractivité ne fait aucun doute, notamment pour les early adopters, les jeunes générations ou encore pour certaines cibles de clientèles, comme les bas revenus par exemple. Rien d’étonnant alors à ce que les banques traditionnelles mettent parfois la main au portefeuille pour racheter ces Fintech et contrer toute concurrence qui pourrait les affaiblir, à l’image de Compte Nickel racheté par BNP ou de Fidor Bank rachetée par le groupe BPCE. L’histoire se répète car elles ont déjà étouffé il y a quelques années la concurrence des banques en ligne, la plupart étant maintenant dans le giron des banques traditionnelles.


Publié le mardi 27 juin 2017 . 3 min. 56

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