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https://player.vimeo.com/video/358801721?autoplay=1 Thomas-Durand-Les-managers-doivent-(et-peuvent)-comprendre-la-technologie-306346061.jpg
20/12/201904:18

Costis Maglaras,le nouveau Dean de la business School de l’université Columbia à New York, a pour projet de marier technologie et management au sein du MBA de Columbia. Pour lui, la technologie façonnera les organisations demain encore plus qu’elle ne l’a fait jusqu’ici. Il faut dire qu’il est ingénieur de formation, qu’il a fait son doctorat en électronique et qu’il enseigne à la business school depuis 21 ans. Il est donc un peu biaisé dans sa vision.


J’ai néanmoins de la sympathie pour sa conviction qui suggère que le manager doit sinon maîtriser, au moins comprendre la technologie. Dès lors, les ingénieurs ont un boulevard pour aller vers le management du futur, typiquement via un MBA qui forme un ingénieur au management sans trop de difficulté. Sur la base d’une première expérience de quelques années en entreprise, une à deux années intenses dans un programme de MBA sont considérées comme suffisantes pour équiper le praticien pour une carrière de management, et le préparer le cas échéant à des positions de dirigeant si son intuition stratégique et sa capacité de leadership sont au rendez-vous, avec bien sûr ce qu’il faut de chance.


Mais qu’en est-il d’un manager sans formation technique ? Saura-il, saura-t-elle marier technologie et management ? Si la conviction de Malgaras est fondée, y-aura-t-il de la place demain pour des managers non-ingénieurs ?


En fait, le monde des non-ingénieurs en entreprise se divise en deux. D’un côté il y a ceux qui se sentent démunis voire agressés quand des questions techniques émergent dans une réunion, un groupe de travail ou un projet. Ils commencent alors le plus souvent par une phrase inimitable du genre « oh moi, je ne suis pas technicien, je laisse ça aux ingénieurs, je suis financier, RH ou marketer ... ». Et puis, second groupe parmi les non-ingénieurs, il y a les curieux, ceux qui cherchent à comprendre, qui osent poser des questions aux techniciens. Ils savent par expérience qu’ils peuvent appréhender la chose technique, même si leur bagage scientifique et technologique est limité, et même si certains détails pourront leur échapper.


Les premiers se mettent hors-jeu, les seconds entrent dans le jeu. Je suis convaincu que le monde de l’entreprise de demain n’appartient pas qu’aux ingénieurs mais tout autant à ceux des non-techniciens qui s’inscrivent dans ce désir de vouloir comprendre et qui font preuve d’une saine curiosité pour la technique.


Sur cette idée, j’avais lancé le mastère Technologie & Management à l’Ecole Centrale il y a près de 30 ans. Depuis lors, Centrale propose à des diplômés d’écoles de commerce, de Science Po ou de l’université en économie-gestion de les équiper d’un bagage scientifique de survie et d’une compréhension des technologies et de leur évolution, en faisant ça avec les mains, c’est-à-dire sans mobiliser l’arsenal mathématique usuel qui modélise la connaissance scientifique et la technologie. Une partie du corps professoral était initialement très réservée sur la faisabilité d’un tel programme. Ceux qui ont joué le jeu ont découvert le plaisir de transmettre la science et la technologie à un public passionné, sélectionné sur son envie et sa curiosité. « Très rafraichissant » est l’expression qui décrit le mieux leur ressenti. Preuve est ainsi faite pour les non-ingénieurs qu’il est possible de se former pour se hisser dans des discussions techniques et jouer des rôles d’interface, à la façon d’Hermès, le dieu ailé qui passe d’un monde à l’autre, ici entre le monde de la technique et celui du management. La clé, c’est de se lancer et d’oser poser des questions pour discuter et comprendre. Il est alors possible, plutôt que de se mettre hors-jeu d’emblée, d’avoir pour entame un salutaire « Je ne suis pas ingénieur, mais j’ai envie de comprendre : expliquez-moi ». ça peut changer beaucoup de choses.


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Mots clés : ManagementTechnologieOrganisationIngénieursManagerConnaissance

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