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https://player.vimeo.com/video/244666643?autoplay=1 Thomas-Durand-Thomas-Durand-Que-faire-face-aux-incertitudes-technologiques--6970.jpg
14/12/201703:20

Quand plusieurs options technologiques sont en lice pour cannibaliser un marché et s’y installer comme technologie dominante, les dirigeants sont bien embarrassés pour déterminer sur laquelle parier pour la suite.


Pensons au moteur à combustion interne pour l’automobile, face à l’électrique. Souvenons-nous que le premier véhicule à dépasser les 100km/h, en 1899, la « Jamais Contente » était électrique. Mais les premières industrialisations se sont faites sur le moteur à explosion, scellant le sort de la technologie de propulsion automobile pour plus d’un siècle. Une fois cette technologie industrialisée, commercialisée et diffusée, avec des optimisations des processus conduisant à des coûts difficilement atteignables par une technologie alternative, avec l’apparition de pompes à essence au bord des routes, aucune autre technologie ne pouvait la déloger.


On parle de "lock-in technologique" c’est-à-dire de verrouillage dont il est difficile de sortir. Et il faut la pression du changement climatique pour remettre en cause cette domination aujourd’hui. Mais on voit bien les difficultés actuelles de l’électrique pour prendre sa revanche. Il y a eu bifurcation vers 1900 conduisant à plus d’un siècle de domination incontestée du moteur à combustion interne.


Alors face à l’incertitude technologique, que faire ? Placer ses paris et croiser les doigts ? Il y a mieux à faire : acheter des assurances sur le futur en repérant les compétences qui seront nécessaires pour chaque option envisagée, au cas où elle gagnerait. Et imaginer conduire des projets de R&D dès maintenant, autour de nos options préférées bien sûr, mais aussi en veillant à choisir des projets de développement ou de veille qui nous permettront de construire en interne (ou via un partenariat fiable) la base de compétences (individuelles et collectives) suffisante qui pourrait nous permettre de nous redéployer au cas où une bifurcation inattendue nous prendrait à revers.


On n’achète pas une assurance automobile parce qu’on va avoir un accident. La probabilité la plus grande est même que nous n’aurons pas d’accident l’an prochain. Mais au cas où, assurons-nous face à l’incertitude technologique via la compétence.


Kodak en 1980 aurait pu éviter de s’auto-convaincre de la supériorité durable de l’argentique dans la photographie. Kodak aurait pu accepter de recruter aussi des ingénieurs en électronique, et pas que des chimistes, pour se doter d’une capacité de reconversion, au cas où l’image numérique l’emporterait. Vu d’aujourd’hui ces certitudes passées d’un acteur majeur mis depuis au tapis sont difficiles à comprendre. Mais c’était leur logique de se fier à des prévisions plutôt que de s’assurer via des compétences.


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Mots clés : StratégieAssuranceTechnologieIncertitude

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