Comment l’agroalimentaire peut-elle transformer ses modèles de production tout en demeurant compétitive ?
Première consommatrice d’eau douce de l’industrie et quatrième émettrice de gaz à effet de serre, la filière doit agir sur tous les fronts : décarbonation des sites, sobriété hydrique, soutien à l’agriculture durable, bienêtre animal. Malgré une conjoncture difficile, plusieurs leaders poursuivent leur transition. Mais cette dynamique se heurte à de nombreux freins. L’écoconception des recettes ou des emballages, l’installation d’unités d’énergie propre ou la réutilisation des eaux usées rencontrent des obstacles techniques, financiers, voire culturels. Le conservatisme alimentaire et la sensibilité au prix des consommateurs ralentissent encore l’adoption massive de pratiques durables. L’essor contrarié du marché du bio en est une illustration tangible.
Dès lors, comment concilier performance environnementale et compétitivité ? Et quels acteurs tracent aujourd’hui les trajectoires les plus exemplaires dans cette transition ?
Dans cette toute nouvelle étude de la collection GreenBusiness, les consultants de Xerfi, spécialement formés aux problématiques RSE, proposent une analyse inédite de la transition environnementale du secteur de l’agroalimentaire. En plus d’un benchmark des performances environnementales des entreprises, l’étude examine les défis et risques de cette transition ainsi que les solutions innovantes pour y parvenir.
À ce titre, quatre pistes se dégagent selon nos consultants :
• L’heure est tout d’abord à la décarbonation du secteur, en s’appuyant sur l’écoconception, les énergies propres et l’efficacité énergétique, comme le montrent les initiatives d’Andros, Lesaffre ou Pernod Ricard.
• Dans le même temps, la préservation de la ressource en eau devient prioritaire. Des actions ciblées sont mises en œuvre, comme l’optimisation des procédés, la réutilisation des eaux usées ou la captation des eaux pluviales, à l’instar des efforts initiés par Bel et Cristal Union.
• Le soutien à l’agriculture durable constitue un troisième levier, avec des investissements dans la formation, des incitations financières et de la R&D, à l’image du projet de Vivescia en agriculture régénérative.
• Enfin, le bien-être animal progresse grâce à des cahiers des charges renforcés et à des outils d’évaluation spécifiques, comme celui développé par Danone.
Pour des informations plus complètes sur cette analyse stratégique, vous pouvez télécharger le document de présentation qui se trouve à côté de la vidéo.
Publié le mercredi 24 septembre 2025 .
2 min. 31
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