Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?

À LA UNE

La crise écologique se double d’une crise de l’écologie. Les courants politiques qui se sont bâtis sur l’urgence climatique ne parviennent pas à faire masse et régressent même électoralement en France et en Europe, quand ils ne sont pas menacés déjà par une contre-révolution écologique. Celle du déni qui monte dans tout l’Occident, avec Trump et les populismes de droite ou libertariens en porte-étendard. Comment interpréter une telle désaffection alors même que l’urgence n’a jamais été aussi palpable et précisément instruite ?


L’écologie : un débat politique polarisé entre droite et gauche


Il y a bien sûr l’argument anesthésiant. Celui consistant à dire que l’écologie, ayant rallié l’essentiel de l’échiquier politique à sa cause, n’aurait plus besoin de mouvement dédié. Mais l’écologie est-elle vraiment victime de son succès ? Dans une certaine mesure, oui. Notamment si l’on entérine l’idée qu’il y aurait plusieurs écologies, et notamment une écologie de droite et une écologie de gauche. L’une plaçant l’offre au cœur du dispositif de transformation des économies, misant sur l’innovation, mobilisant les mécanismes de marché, notamment la taxe et les permis, et rêvant d’une écologie à infusion lente, sans violence réglementaire ou disqualification brutale du capital existant et ayant la finance pour alliée. L’autre, plaçant le consommateur et la sobriété au centre de la transformation, prônant la redistribution pour s’attaquer en priorité à l’empreinte carbone des plus riches, une reconfiguration plus profonde et planifiée de la production, mobilisant notamment des outils réglementaires contraignants quitte à sacrifier la croissance. Et au fond, à travers l’écologie, on retrouve les grands fondamentaux qui ont polarisé le débat politique sur la question sociale. Pour la droite, l’efficacité du capital étant un préalable à l’augmentation du bien-être de tous. Pour la gauche, l’efficacité sociale étant un préalable à la performance des économies.


Le court-termisme prévaut


Mais c’est une explication courte. Et qui voile une crise bien plus profonde du prosélytisme vert. Jamais les questions des désordres climatiques, de la perte de biodiversité, de la raréfaction de l’eau, des projections alarmistes du GIEC n’ont été autant partagées. Pour autant, ce constat alarmiste ne rallie pas la population aux remèdes et efforts proposés. Les enjeux classiques de croissance et de pouvoir d’achat demeurent toujours aussi prégnants, écrasant les impératifs écologiques. Rejet massif des taxes carbone d’un côté, qui renchérissent le prix de l’énergie ; très faible adhésion aux pratiques sobres de la part des ménages, qui s’effacent dès que le pouvoir d’achat est menacé. Procrastination des États en matière de planification écologique. Le court-termisme prévaut. Et l’écologie se retrouve désarmée en termes de moyens.


Les causes de la démobilisation écologique


Si l’on cherche l’explication à ce hiatus entre diagnostic et moyens, il provient essentiellement de deux causes. D’abord d’une forme de défaitisme écologique, où l’effort demandé à chacun paraît produire des effets dérisoires aussitôt dilapidés. Pourquoi fournir un effort quand les deux tiers de l’humanité continuent à foncer plein carbone, portés par la fièvre du rattrapage. Quand les milliardaires du monde et les géants de la gestion de fonds ont la main sur l’investissement et conçoivent nos usages en se remettant exclusivement à leur foi dans la technologie pour sauver la planète et, dans le pire des cas, en coloniser d’autres.
La deuxième grande cause de la démobilisation écologique provient de l’incapacité des économistes à bâtir un corpus cohérent et désirable. L’écologie demeure punitive aux yeux du plus grand nombre et véhicule deux utopies antagoniques qui demeurent des utopies au sens où personne n’y croit vraiment : celle du miracle technologique qui résoudrait tout ; celle d’un miracle moral, celui d’un retour aux valeurs vraies porteuses de bien-être, d’un capitalisme expurgé de l’hystérie productiviste ; une vertu qui prendrait le dessus sur toutes nos addictions consuméristes. Avec, de surcroît, une injonction paradoxale d’une mobilisation de l’épargne sans retour sur investissement, autre que la survie de l’espèce… dans très longtemps.


Les politiques en sont conscients. Et c’est bien pour cela qu’ils soignent le choix des mots. La notion de green deal, faisant résonance au new deal, en est un exemple. Mais il suffit de scruter le résultat des européennes pour comprendre que l’écologie n’a ni trouvé sa doctrine, ni son slogan pour rallier le plus grand nombre.


LES + POPULAIRES

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :