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11/02/202104:09

Au plan sectoriel comme macro-économique, l’économie française plie, mais ne rompt pas.


Des trajectoires sectorielles diverses


Prenons l’exemple de la construction sur la partie bâtiment. Le secteur n’a été aidé qu’à la marge (chômage partiel essentiellement pendant le 1er confinement) et a néanmoins très vite restauré des niveaux d’activité proches de la normale, comme le dévoilent les enquêtes de la Banque de France. À 96%, l’activité s’est située en janvier dernier à un niveau voisin de ceux qui prévalaient avant la crise et février devrait s’inscrire sur la même tendance selon les entrepreneurs interrogés. En proue, la demande de travaux de rénovation est en pleine ébullition et le boom va durer au moins jusqu'en fin d’année et certainement au-delà. Les constructeurs disposent ainsi de huit mois d'activité en carnet de commandes devant eux et peinent à répondre à la demande d’autant plus qu’ils éprouvent des difficultés à recruter : 42% des entreprises du bâtiment ne peuvent accroître leur production, c’est plus de 10 points supérieurs à la moyenne de long terme. En amont, les bons chiffres du négoce de matériaux de construction confirment cette impression d’un bon niveau d’activité et d’une croissance durable pour toute de la filière.


Autre exemple, l’industrie manufacturière. La remontée a été plus laborieuse et moins complète que dans le bâtiment et les entreprises ne tournent pas encore au maximum de leur capacité. Mais il y a du mieux et les chefs d’entreprise anticipent même une légère amélioration pour le mois en cours.


Cette vision macroscopique est néanmoins écrasante et ne rend pas compte de la diversité des trajectoires. La résistance s’articule en fait autour de trois principaux pôles : la chimie, la pharmacie et les industries agroalimentaires, malgré le décrochage des boissons. Les niveaux d’activité sont proches des niveaux jugés normaux et le taux d’utilisation des capacités de production se situe nettement au-dessus de la moyenne de l’ensemble de l’industrie et même au-dessus des moyennes de long terme de ces différentes branches. Compte tenu des carnets de commandes, il semble bien que la tendance à l’amélioration dans ces professions soit inscrite pour durer.


L’État amortit le choc sur l’emploi et les revenus


Pris sur l’angle macro-économique maintenant, les éléments de résistance sont bien identifiés. D’abord, face à l’ampleur du décrochage économique, les ajustements sur l’emploi privé ont été minimes : en recul de 1,8% sur l’année, 360 500 postes ont été détruits, quand les estimations dépassaient allègrement le million. Et pour cause, en 2009, la baisse de l’emploi a atteint la même intensité pour un décrochage du PIB quasiment 4 fois moindre. Autant dire que le choc a considérablement été amorti par les différents mécanismes d’aides mis en place par l’État, principalement le chômage partiel.


Cela a notamment permis d’éviter un effondrement du revenu des ménages. Et, finalement, la perte de pouvoir d’achat par unité de consommation (qui intègre l’évolution du nombre de ménages et leur composition) a été de seulement 0,9% l’année dernière, soit quasiment un rapport de 1 à 10 par rapport au décrochage du PIB. C’est bien entendu un facteur de résistance pour la demande des ménages. D’ailleurs, dès que les mesures sanitaires s’allègent, un grand coup d’accélérateur est donné, d’autant qu’une partie des consommateurs se retrouve avec une réserve d’épargne constituée pendant les périodes de confinement.


Une bonne surprise autour de l’investissement


Enfin, il y a la bonne surprise de l’investissement des entreprises. Là aussi, compte tenu de l’ampleur de la récession, une chute très violente était attendue, le cycle de l’investissement amplifiant à la hausse comme à la baisse le cycle économique. Or, le recul a été du même ordre de grandeur. Mieux : alors que le PIB se contractait au 4e trimestre, l’investissement lui continuait sa progression. La tendance semble bien ancrée, notamment dans l’industrie. Interrogés en janvier 2021, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière prévoient un fort rebond de leur investissement, en hausse de près de 10% en valeur, c’est 6 points de plus que lors de leur première estimation en octobre dernier et 2 points de plus que la révision moyenne en cette période de l’année. Des dépenses des entreprises en hausse liées en partie à leur digitalisation, une absolue nécessité compte tenu du contexte.


Va se poser bien évidemment cette année le problème de l’arrêt des mesures de soutien et de son calendrier. L’enjeu est de première importance. Car les débrancher trop vite pourrait casser les pôles de résistance sur lesquels la reprise, la vraie, pourra prendre appui.


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