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01/10/201303:32
Xerfi Canal présente l'analyse de Thibault Lieurade, journaliste Xerfi Canal

C'est une petite bonne nouvelle pour le monde de l'e-commerce. En 2012, le taux de fraude à la carte bancaire sur les sites français a connu son premier recul en 5 ans. La fraude a porté sur 0,290% des paiements contre 0,341% en 2011.

Certes, la baisse reste mesurée. Mais cette petite victoire a son importance. Elle traduit l'efficacité de l'arsenal technique mis en place pour contrer la fraude. En premier lieu, celle du système 3D Secure. Le principe : un code est envoyé par SMS à l'acheteur pour finaliser l'achat. La part des paiements réalisés via le 3D Secure est passée de 23% à 28% en un an. Il a notamment été adopté par les e-commerçants les plus touchés par la fraude comme les voyagistes SNCF et Air France. Leur taux de fraude est ainsi passé de 0.31 à 0.25% en 2012.

Mis en place en 2008, le 3D Secure a connu un certain retard à l'allumage. Les premières solutions comportaient quelques absurdités, comme demander la date de naissance du porteur de carte au lieu d'un code SMS….pour le plus grand bonheur des fraudeurs qui savent très bien se servir de Google et des réseaux sociaux. Mais les banques ne sont sans doute pas étrangères à ce lent décollage. Elles ont en effet tardé à collecter les numéros de téléphone de leurs clients, qui n'ont été sensibilisés qu'au travers des lettres d'informations que personne ne lit vraiment. Mais aujourd'hui, 90% des porteurs de carte sont recensés.

Le 3D Secure s'est aussi amélioré pour répondre aux craintes des e-commerçants, réticents à l'idée de compliquer le parcours-client sur leurs sites. Le système est ainsi devenu débrayable, avec des vérifications uniquement à partir d'une certaine somme ou pour des commandes passées de l'étranger.

Cette amélioration a été rendue possible par la montée en puissance du scoring, c'est-à-dire le recoupement par le site marchand des données utilisateurs comme l'adresse IP et l'adresse physique associée à  la carte bleue. Ce scoring permet aussi de mieux cerner les comportements suspects. Par exemple, les fraudeurs naviguent en général peu sur un site et ne recopie pas les données bancaires mais les copient-collent. 

Alors bien sûr, rien n'est encore gagné dans la bataille contre la fraude. D'ailleurs, elle se complique face au nombre de tentatives, qui explose, et à la professionnalisation des fraudeurs aux techniques mouvantes. Mais l'essor du Big Data ouvre des perspectives pour améliorer le scoring.

Aux Etats-Unis, la société Cybersource mutualise ainsi les données des e-commerçants pour, par exemple, mieux identifier les ordinateurs d'où viennent les fraudes les plus régulières. En France, la CNIL s'oppose à cette centralisation des données. Mais en attendant ne serait-ce que le débat s'ouvre, les e-commerçants perdent toujours plus de 100 millions d'euros par an…

Thibault Lieurade, La lutte anti-fraude à la carte bancaire, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Mutation digitale

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