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Un manager est typiquement confronté en permanence au besoin de résoudre des problèmes, dans l’action et pour l’action. Il peut s’agir de difficultés opérationnelles ou de problèmes stratégiques.


Or, la résolution d’un problème n’a pas à recourir nécessairement à la seule rationalité. Une expérience rapportée par Peters et Waterman il y a plus de trois décennies illustre bien ce propos.


Mouches et abeilles


Mettez six abeilles dans une bouteille. Dans une pièce sombre avec une seule fenêtre d’où vient la lumière, tournez le culot de la bouteille vers la fenêtre tout en laissant la bouteille sans bouchon. Les abeilles vont mourir dans la bouteille.  Refaites la même expérience avec des mouches. Les mouches vont parvenir à sortir vivantes de la bouteille en deux minutes. Pourquoi ? Les abeilles sont intelligentes, ou plutôt instinctivement rationnelles. Elles cherchent leur salut vers la lumière. Elles vont donc encore et encore venir taper sur le fond de la bouteille vers la lumière, dans l’espoir vain d’y trouver le salut, jusqu’à épuisement. Il n’y a pas plus stupide qu’une mouche. La mouche a un parcours aléatoire dans la bouteille et ce parcours va finir par croiser le col ouvert de la bouteille sans bouchon. Elle sort libre et vivante du piège de la bouteille quand l’abeille y périt.


Trouver une solution par tâtonnement


La rationalité peut tuer ! A l’inverse un comportement aléatoire, désordonné, tâtonnant peut trouver une solution à un problème.


Depuis le discours de la méthode de Descartes, la logique dominante de la pensée occidentale est fondée sur la rationalité. Un raisonnement a vocation à être rationnel, au sens qu’il doit être séquentiellement déductif.


Toute notre éducation et notre formation a été pétrie de rationalité. Nous en sommes tellement baignés que c’est notre façon naturelle de voir les choses. Et il est difficile pour un décideur de se sortir de la seule démarche partant de la formulation du problème, pour continuer par l’analyse et terminer par une synthèse en forme de solution déduite logiquement des étapes précédentes.


Quand ça marche, c’est indéniablement puissant. La capacité analytique occidentale a montré sa valeur depuis plusieurs siècles. Mais quand ça ne marche pas, pour éviter de se taper la tête encore et encore contre un fond de bouteille, avec vaillance obstinée mais potentiellement mortelle, il convient d’accepter de quitter les espaces sécurisants de la seule rationalité pour explorer l’expérimentation, la contre-intuition, la pensée latérale, le bricolage, la débrouille, l’astuce,…


En d’autres termes, vive la rationalité, mais à condition d’oser en sortir.


Publié le lundi 15 avril 2019 . 2 min. 58

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