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ACCUEIL ECONOMIE Libre propos La fée numérique et le...
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17/12/201306:23
Xerfi Canal a reçu Vincent Lorphelin, dirigeant fondateur de Venture Patents

Si tout aujourd'hui pousse au pessimisme, il y a une raison d'espérer : la révolution  numérique est une formidable opportunité pour la France pour rebondir. C'est ce que va nous expliquer l'invité de Xerfi Canal, Vincent Lorphelin, consultant en Brevets d'usage et auteur du livre « Le rebond Economique de la France », co-écrit avec 85 entrepreneurs.

Dans votre livre, vous faites un parallèle avec le rebond de la France à la fin du XIXème siècle grâce à la révolution industrielle. Quelles ont été les causes de ce rebond ?

La première phase est celle d'une forte accélération des progrès technologiques de la chimie et de la métallurgie fine à partir de 1860, puis de celles du moteur à essence et surtout de l'électricité. La deuxième phase est celle d'une appropriation de ces technologies par l'industrie. Lorsque l'architecture s'approprie les nouveaux aciers, on construit la Tour Eiffel. Lorsque l'industrie s'approprie l'électricité, les usines deviennent plus flexibles.

C'est donc un processus en plusieurs étapes…

Oui, la troisième phase est celle de la réinvention des usages. L'automobile est une calèche munie d'un moteur à explosion. La confection est la conjugaison de la haute couture et de la machine à coudre. Enfin ces phases provoquent des ricochets entre elles. Un exemple : la confection rencontre l'architecture métallique pour générer les grands magasins, le marketing et la mode. C'est la multiplication de ces ricochets qui, à partir de 1890, provoque un redémarrage spectaculaire de l'économie.

Pensez-vous que nous sommes aujourd'hui dans un processus identique ?

Oui. Les gens parlaient à la fin du XIXème siècle de la fée électricité, qui transformait tout ce qu'elle touchait : la dorure des bijoux, l'argenterie des couverts, l'éclairage des théâtres, le téléphone, les ascenseurs, les sonneries. Dans l'industrie, on est passé d'une force motrice centrale, la vapeur, autour de laquelle s'organisait l'usine, à une force motrice miniaturisée et spécialisée. L'électricité a ainsi remplacé partout la vapeur en 30 ans.

Et aujourd'hui, c'est le numérique qui est à l'origine des transformations…

Oui, aujourd'hui, de la même manière, la fée numérique transforme tout ce qu'elle touche : la musique avec le CD, l'iPod, iTunes puis Deezer. On voit maintenant des nouvelles montres, des pèse-personnes, des assistants personnels pour voyager, apprendre ou consommer, des imprimantes 3D, et ceci n'est encore qu'un aperçu de ce qui nous attend. Nous entamons à peine la troisième phase, celle de la réinvention des usages. Tous les objets, toutes les pratiques, tous les secteurs seront transformés d'une manière ou d'une autre.

La France n'a pas de Microsoft, ni de Google ou Facebook. N'est-elle pas en train de rater cette révolution ?

A la fin du XIXème siècle, les grandes entreprises de l'électricité étaient américaines, la mécanique de pointe était allemande. Nous avions un retard technologique considérable. Pourtant, nous avions des savoir-faire qui nous ont permis de rebondir en seulement dix ans et de devenir un leader de la révolution industrielle.

Aujourd'hui aussi, ce sont les savoir-faire qui peuvent nous aider à combler notre retard ?

Oui, nous avons tous les savoir-faire nécessaires pour nous approprier les briques numériques et être les inventeurs des nouveaux usages. Dans le classement Deloitte des entreprises les plus dynamiques au monde, la France est déjà numéro deux derrière la Californie, loin devant la Grande-Bretagne et l'Allemagne !

La fée numérique comme vous l'appelez pourra-t-elle relancer l'innovation, la croissance et l'emploi ?

Oui, la fée numérique peut réaliser ce que l'on pourrait appeler les 3 vœux de la France. Pour innover, nous ne manquons ni de talents, ni  d'entrepreneurs, ni d'inventivité : Les capitaux qui nous manquent nous manquaient déjà il y a cent ans, et l'Etat était déjà contre-productif. La croissance nulle actuelle masque la réalité d'une France à deux vitesses. Celle qui tombe, et celle qui redécolle en s'appropriant les technologies numériques, en s'engageant dans l'Iconomie, qui est fortement créatrice d'emplois. La France était mieux positionnée que l'Allemagne en 2000, rien ne s'oppose à ce qu'elle repasse devant l'Allemagne d'ici 15 ans.

En somme, ce sont les entrepreneurs qui inventent les nouveaux usages permis par le numérique, qui sont les véritables acteurs de la croissance et de l'emploi. Et ce sont ces acteurs que recevra Vincent Lorphelin, dans les prochaines éditions du témoin de l'Iconomie.

Vincent Lorphelin, La fée numérique et le réveil de la France, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Economie numérique

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