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11/02/201305:43

L'association Institut Xerfi et Xerfi Canal présente l'analyse de Laurent Bloch, ancien DSI de l’Université Paris-Dauphine

Nous vivons la troisième révolution industrielle, c'est-à-dire l'instauration d'un nouveau système technique, qui modifie radicalement la société et l'économie. La première révolution industrielle naquit, au tournant du XIXe siècle, de la mécanique, de la vapeur et de la chimie, la seconde vers 1880 de l’électricité et du moteur à explosion, celle qui a débuté en 1971 repose sur l’informatique.
Les pays en pointe dans cette révolution industrielle sont en plein essor, pensons à la Corée ou à Taïwan. Et comme lors les précédentes révolutions industrielles, les couches de la population qui restent au bord de la route souffrent. Les pays qui s’en tiennent à l’écart risquent déclin, dépendance, pauvreté. La France est-elle vraiment engagée dans la troisième révolution industrielle ?
En 2009, la filière Internet a contribué pour 3,7% au PIB français et à 25% de sa croissance. Alors qu’entre 2008 et 2009 l’économie se rétractait de 40 milliards d’euros, les revenus des entreprises de l’Internet croissaient de 15 milliards d’euros. 1,15 millions d’emplois sont attribuables à l’Internet, soit 4% de la population active, en majorité dans les PME. Le quart des créations d’emplois nettes depuis 15 ans, soit 700 000, lui sont liées.
Ces chiffres ne doivent pas faire illusion : la France est en retard, elle est au 5ème rang de PIB, mais au 25ème rang pour l'informatisation.
Comme le nouveau système technique transforme la société, il faut lui adapter l’environnement juridique, le système éducatif, les administrations publiques.
Notre pays et ses habitants sont-ils bien engagés dans ces transformations ? Les jeunes générations reçoivent-elles une formation qui les y prépare ? Ce qui pose une autre question : les responsables du pays prennent-ils l’informatique et l’Internet au sérieux, ont-ils bien compris que le monde ancien disparaissait ?
La science au cœur du nouveau système technique est l’informatique. Les idées qui constituent cette science s’organisent autour d’un paradigme central : la programmation des ordinateurs. Dans la société transformée par la nouvelle révolution industrielle, ceux qui auront étudié cette science seront infiniment plus à même de comprendre les rouages du monde nouveau, et partant infiniment plus maîtres de leur destin que ceux pour qui le fonctionnement des systèmes informatiques restera de la magie noire. Il est donc nécessaire que les lycéens reçoivent un véritable enseignement en informatique. Pour atteindre cet objectif, vital, il est urgent d’introduire sérieusement l’informatique dans notre système éducatif.
L'informatique, pas ses usages.
À l’école tout le monde apprend à calculer des règles de trois, et c'est une compétence très utile dans la vie. Presque tout le monde apprend à résoudre des équations du second degré, et l’immense majorité des élèves n’auront jamais à s'en servir. Faut-il continuer à enseigner les équations du second degré ? Oui, parce que cela confère une compréhension très générale d’une démarche utilisée par les ingénieurs, les physiciens et d’autres scientifiques. Savoir, même un peu, ce qu’il en est des équations et des fonctions aide à comprendre l’univers contemporain et la façon dont l’homme y agit. Il en va de même pour l’apprentissage de la programmation.
L’introduction de l’informatique dans notre système éducatif, cela veut dire un CAPES et une agrégation d’informatique, et trois heures par semaine d'informatique pour tous les élèves à partir de la seconde. Il faut abandonner l'idée selon laquelle la dextérité des adolescents à naviguer sur le Net serait une vraie compétence.
Si l'on pense à l'emploi, la demande des entreprises pour des développements informatiques ne fait qu'augmenter avec la mondialisation de l'économie et la réactivité et les adaptations rapides qu'elle demande à tous les acteurs.
La sécurité des systèmes informatiques est devenue une préoccupation majeure, avec des attaques de grande envergure tant contre des entreprises de premier plan que contre des États, et on peut déjà parler d'actes de cyberguerre : pour s'en protéger, il faut des experts en programmation, en systèmes d'exploitation, en réseau.

Pour résumer, que faut-il faire ?

Diversifier les programmes universitaires, entre les filières théoriques et d'autres plus appliquées ouvertes même à ceux qui ne sont pas bons en maths, pour que notre pays relève le défi des centaines de milliers d’ingénieurs en informatique diplômés chaque année par les universités indiennes et chinoises.
Introduire dans l’enseignement secondaire l’informatique, centrée sur la programmation des ordinateurs.
Décentraliser et diversifier l’enseignement supérieur, afin d’élargir l’offre de formation et d’augmenter la proportion de jeunes qui obtiennent un diplôme supérieur.

Laurent Bloch, Formation intellectuelle et système éducatif pour l'iconomie, une vidéo Xerfi Canal


 


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Mots clés : Mutation digitale

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