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05/11/201603:04

L’usage des médias sociaux touche chaque sphère sociale et la communauté des chercheurs n’en fait pas plus exception. Les blogs, wikis, et autres réseaux sociaux tels FaceBook, Twitter, Youtube ou LinkedIn, deviennent des outils de plus en plus prisés pour partager les résultats de leurs recherches avec le plus grand nombre. Pourtant, l’usage de tels outils par le monde académique était il y a encore peu jugé inapproprié, peu sérieux et fantaisiste par les tenants d’un savoir uniquement compréhensible par une élite d’initiés, défenseurs de l’icône de la tour d’ivoire universitaire. En fait, la communauté scientifique s’offusquait de la popularité grandissante de certains chercheurs, largement fondée sur une réputation acquise sur les réseaux sociaux, au détriment de publications scientifiques significatives. 


 
En guise de point culminant de ce débat, le biologiste Neil Hall publiait en 2014 dans la revue scientifique Genome Biology un article qui proposait l’introduction d’un indice, baptisé indice Kardashian ou K-Index, en référence à la célèbre personnalité médiatique Kim Kardashian, dont il estime que la notoriété surpasse largement le talent. Cet indice consiste à calculer le ratio du nombre total de followers sur Twitter d’un chercheur par son nombre de citations dans les revues académiques. Ainsi, un chercheur avec un K-Index élevé a construit sa notoriété sur des fondations scientifiques faibles, alors qu’un indice peu élevé prouvera que ce chercheur est a contrario injustement méconnu. Neil Hall propose même que les chercheurs indiquent dans leur biographie leur K-Index en complément de leur H-Index (standard actuel d’évaluation de l’impact d’un chercheur fondé sur les citations de ses travaux), et invite ceux qui ont un indice supérieur à 5 à délaisser les réseaux sociaux pour se replonger dans les livres. D’une manière un peu provocatrice, il a invité ses lecteurs à débattre à ce sujet avec lui sur Twitter, ce qui l’a, ironie de l’histoire, propulsé lui-même au rang de « Kardashian de la science ».

 

Aujourd’hui, le débat opposant l’influence populaire des chercheurs et leur influence académique est moins antinomique. Les chercheurs sont de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux existants pour communiquer et diffuser leurs résultats de recherche, échanger sur des thématiques ou idées ou - pourquoi pas – influencer et devenir leader d’opinion. Des réseaux sociaux spécifiquement dédiés aux chercheurs comme ResearchGate ou Academia ont émergé et leur permettent d’échanger des ressources librement, certains les utilise même comme média d’évaluation entre pairs. Le nouvel enjeu pour les chercheurs est en fait de réussir à trouver le bon équilibre entre activité sur les réseaux sociaux et activité de recherche, mais il est acquis que, grâce aux médias sociaux, la recherche et les chercheurs n’ont jamais été aussi accessibles que de nos jours.


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