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25/05/202105:05

Les débats qui entourent le déploiement de la 5G ont changé de registre. De l’impact hypothétique sur la santé, la nouvelle génération des réseaux mobiles fait désormais polémique sur ses répercussions sur l’environnement. Cette question des effets du digital, au sens large, sur la consommation énergétique et ses conséquences environnementales a fait l’objet d’un document de travail réalisé par France Stratégie qui pose les chiffres pour le débat.


L’explosion des usages numériques


Le 1er constat est celui de l’accélération de la numérisation de nos sociétés. L’un des meilleurs révélateurs de ce mouvement, l’utilisation d’internet. C’est devenu une pratique quotidienne pour près de 80% de la population française. Avec ces deux autres chiffres, les internautes y passent en moyenne 21 heures par semaine l’équivalent de plus d’un sixième de leur temps hebdomadaire éveillé. Et cela avant les conséquences de la pandémie sur l’explosion du télétravail, des visioconférences, du e-commerce, etc.


Autre tendance forte, l’explosion des usages mobiles. La généralisation de la 4 G sur le territoire est au cœur de cette dynamique et cette dynamique se retrouve aussi dans la diversité croissante des usages : pratiques marginales au début des années 2000, naviguer sur internet ou consulter ses mails en utilisant un téléphone mobile est devenue monnaie courante. Idem, télécharger des applications ou regarder des vidéos via un mobile est entré dans les mœurs. Une fois de plus, la crise de la Covdi-19 aura accéléré ces tendances et aucun retour en arrière n’est envisageable.


Avec pour conséquences la flambée des quantités de données consommées. Ces évolutions se retrouvent bien évidemment au niveau mondial… et ce n’est pas terminé. Selon les données de la société Cisco, le nombre d’équipements connectés à internet (y compris l’internet des objets) passerait de 18,4 milliards en 2018 à 29,3 en 2023, une hausse de près de 60% en l’espace de 5 années, soit de près de 10% l’an. Conséquence, le trafic IP, qui représente peu ou prou la totalité des connexions internet va exploser : entre 2017 et 2022, c’est-à-dire demain, le trafic s’intensifierait de quasiment 225%, soit de près de 18% par an !


La consommation d’énergie s’envole


Des chiffres impressionnants qui ont un équivalent énergétique. Pour en prendre la pleine mesure, il faut additionner la consommation énergétique de toutes les infrastructures et équipements sur lesquels repose le digital. Elles sont traditionnellement classées en trois familles :

1. la première est constituée des datas centers, ces infrastructures immobilières sécurisées nécessaires au stockage, au traitement et à la protection des données digitales ;
2. viennent ensuite les réseaux de télécommunications sur lesquels sont acheminées les informations (réseaux xDSL, fibres optiques, 4G et bientôt la 5 G…) ;
3. et pour finir, les équipements terminaux (téléphones mobiles, console de jeu, et demain une multitude d’objets connectés).


La consommation énergétique totale du digital représente la somme de la consommation énergétique de ces trois blocs en phase d’utilisation, mais aussi celle consommée pour leur fabrication et leur recyclage.


Selon les évaluations, la consommation énergétique mondiale du digital serait passée d’un peu plus de 2 000 térawattheures par an à quasiment 3 000 entre 2013 et 2017, autrement dit une hausse de près de 48% sur la période, ce qui correspond à un rythme de 10,2% l’an. 3 000 térawattheures, c’est quasiment la consommation totale électrique annuelle de l’ensemble de l’UE à 28 ! En termes de segments, la production des équipements « numériques » est le premier poste de consommation avec près de la moitié de l’énergie consommée. Le reste se répartit de manière relativement équilibrée sur les phases d’usage. En termes de dynamique, en revanche, la consommation des data centers est explosive, celle des équipements terminaux et la production évolue de façon synchrone, les réseaux étant loin derrière. Et selon le scénario médian de Shift Project de 3 000 térawattheures, la consommation annuelle passerait à plus de 6 000 d’ici 2025, un doublement alimenté par tous les segments, alimenté par la 5G, mais pas seulement. Mais une fois de plus l’envolée de la consommation d’énergie par les data centers détonne avec également une forte progression pour les réseaux.


Bilan, la consommation énergétique du digital passerait de 2,7% de la consommation mondiale d’énergie finale à 5,2% et les émissions des gaz à effet de serre prendront le même chemin passant de 3,4% du bilan mondial en 2017 à 7,6% en 2025. Et encore tout cela ne prend pas en compte le bilan énergétique explosif de la conquête du dernier kilomètre adossé aux plateformes… Bref, des évolutions qui font du digital un secteur énergivore et à rebours des objectifs de la neutralité carbone. Pour en savoir plus sur le sujet, on pourra se reporter avec intérêt au rapport de France Stratégie.


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