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Ces diplômes qui paient vraiment... et ceux qui ne paient pas

Publié le jeudi 23 juin 2022 . 4 min. 46

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Quels rendements attendre d’un diplôme du supérieur ? La massification d’une partie de l’enseignement a-t-elle entraîné une dévalorisation générale ? Un focus, réalisé par le Conseil d’Analyse économique en décembre 2021, a le mérite d’apporter des éléments de réponse.


Les bénéfices tirés d’un diplôme Bac +3 Bac+5 ne surpassent pas ceux tirés d’un Bac +2


L’un des bénéfices économiques attendus d’un diplôme du supérieur c’est bien entendu un salaire plus élevé. Selon, l’étude menée par le CAE, quel que soit le diplôme considéré, les sommes perçues sont significativement plus hautes pour un titulaire d’un diplôme du supérieur que celui d’un bachelier ou autre titulaire d’un diplôme du secondaire. Les rémunérations du travail d’une personne âgée entre 25 et 45 ans, ayant terminé sa formation initiale et détenteur d’un BTS, d’un DUT ou autres Bac +2 sont ainsi 25% environ supérieures à celles d’un titulaire d’un Bac général ou technologique. Jusqu’à la licence, les écarts sont limités et les rémunérations ne sont pas significativement différentes. Une première différence s’effectue à partir du « master » où le revenu associé est plus de 60% supérieur à celui d’un baccalauréat, puis une seconde au niveau des diplômés des grandes écoles ou les titulaires d’un doctorat avec des sommes perçues 80% plus élevées.


L’analyse en termes de revenu permanent permet d’avoir une vision plus complète en comparant le total des rémunérations que peut espérer gagner un individu selon son niveau de diplôme durant sa vie active, déduction faite notamment du coût des études constitué d’un coût direct (essentiellement les frais d’inscription) et d’un coût d’opportunité, c’est-à-dire le revenu que le diplômé aurait pu prétendre en tant que jeune actif s’il avait commencé sa carrière plus tôt à partir du diplôme inférieur. Les risques de chômage associés à chaque diplôme et les pertes de revenu liées sont également pris en compte.


Pris ainsi globalement, les bénéfices de faire des études supérieures demeurent, mais la hiérarchie des diplômes entre les Bac +2, ceux qui permettent d’entrer le plus rapidement dans la vie active, jusqu’aux masters, est écrasée. Selon les calculs des auteurs, un titulaire d’une licence peut espérer, en moyenne sur 42 ans, un revenu de 505 000 euros, c’est moins que les diplômés Bac +2 et les rendements des masters ne sont pas supérieurs à ceux des BTS ou des DUT. Bref, les bénéfices tirés d’un diplôme Bac +3 Bac+5 ne surpassent pas ceux tirés d’un Bac +2. En revanche, que ce soit au niveau des diplômés de grandes écoles ou les titulaires d’un doctorat, le rendement des années d’études supplémentaires est, lui, particulièrement élevé, notamment par rapport au master, avec des gains compris entre 25 et 40% des revenus de ce dernier.


La spécialisation, un facteur à l’origine de disparités


Avec le niveau du diplôme, la spécialisation est un élément important à l’origine des disparités entre les revenus des diplômés. En prenant les titulaires d’un diplôme du supérieur des sciences des sociétés comme étalon (histoire, géographie, sciences sociales, etc.), les écarts de rémunération, quel que soit le niveau du diplôme, sont réduits (comprises entre 3 et 7%) avec ceux ayant opté pour les lettres, les arts, les langues, les sciences du vivant (biologie, agronomie) ou l’ensemble « marchés et organisations » (c’est-à-dire l’économie, la finance, la comptabilité…). Les rémunérations sont en revanche nettement supérieures pour ceux ayant choisi les spécialités relevant des normes et institutions (droit, science politique…), de la santé, des mathématiques, ingénieries et des nouvelles communications et plus encore des sciences de la matière de la terre et de l’univers (physique, chimie, géologie…). Ce sont autant de domaines où l’offre de travail est structurellement insuffisante et entraîne des rémunérations élevées. La France manque notamment de scientifiques.


En croisant spécialités et niveaux de diplôme, deux blocs s’opposent :


- celui des sciences humaines avec des disparités de revenus très réduites selon le niveau de diplôme. Le titulaire d’un doctorat dans ces disciplines disposera ainsi d’un revenu permanent à peine supérieur à un Bac +2 ou d’un licencié ;
- mais plus marquant encore, sa rémunération sera inférieure à un diplômé du secondaire spécialisé dans les mathématiques, l’ingénierie ou les nouvelles communications. Une spécialisation très payante où le surplus lié au niveau du diplôme est en outre également très marqué.


L’idée que la valeur d’un diplôme se mesure au nombre de personnes qui ne l’ont pas et que la massification de l’enseignement supérieur va donc de pair avec l’effondrement des rendements des diplômes ne se vérifie pas, ou pas encore. Globalement, faire des études supérieures paie encore, mais derrière une moyenne se cache de très grandes disparités. Et pour certaines formations, le rendement financier est si loin des espoirs et de l’effort fourni pour l’obtention du diplôme que cela ne peut générer que de la frustration.


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