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La "croissance" des entreprises : un modèle obsolète

Publié le samedi 12 novembre 2016 . 3 min. 56

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Trop souvent, la croissance de l’entreprise est considérée comme un phénomène normal et naturel. Les TPE doivent devenir PME, les PME doivent devenir des ETI et ainsi de suite. Il est normal de faire croître une entreprise puisqu’elle va réaliser des économies d’échelle et maximiser son profit.

Ces phénomènes de naturalisation et de normalisation de la croissance proviennent de l’hypothèse selon laquelle la croissance de l’entreprise serait comparable à la croissance des êtres vivants.

Les sciences économiques se sont souvent appuyées sur les sciences naturelles pour décrypter les phénomènes économiques. En particulier, les analogies biologiques ont été employées à propos du cycle de vie de l’entreprise. Certaines approches théoriques ont considéré que la croissance de l’entreprise reposait sur une succession d’étapes entre naissance, croissance, maturité, déclin et mort. D’autres perspectives ont avancé que la croissance de l’entreprise pouvait dépendre de stades d’évolution et de révolution liés au développement de l’âge et de la taille de l’entreprise. DS2C Dans cette même veine, il a également été considéré que la croissance de taille conduisait inexorablement à plus de formalisme et de bureaucratie.

 

Ces points de vue, provenant de la métaphore biologique, résistent-ils à une analyse plus approfondie ?
Déjà Penrose, en 1952, critique la comparaison biologique à propos des entreprises. Pour l’auteure, il n’y a pas de raison de penser que la croissance d’un organisme biologique soit voulue par l’organisme en lui-même. En revanche, il y a toutes les raisons de penser que la croissance de l’entreprise soit voulue par ceux qui prennent les décisions pour l’entreprise et qui sont partie prenante de cet organisme. De la même façon, Penrose relativise les notions de bureaucratisation, puisqu’elle considère qu’il n’y a aucune raison de penser qu’il existe un « trop grand » pour être efficace. FS Alors que la croissance de la faune et de la flore est déterminée de façon immanente, c’est bien de la décision des individus que s’engage le processus de croissance de l’entreprise. Au déterminisme de la croissance, Penrose oppose le volontarisme et la prise de décision des dirigeants pour expliquer le processus.

Dans cette lignée, Levie et Lichtenstein déconstruisent très récemment le mythe du cycle de vie de l’entreprise en avançant que la croissance repose bien plus sur la capacité des dirigeants à changer de logiciel et à adopter un nouveau business model que sur une quelconque métaphore biologique.

A l’heure de la globalisation, voire de l’uberisation de l’économie, il semble que l’abandon de la métaphore biologique soit la meilleure façon d’appréhender les grands défis économiques. Les situations n’étant jamais établies et déterminées, c’est bien de la capacité cognitive et de la résilience des dirigeants que s’expliquera le développement de l’entreprise.

 

La perspective est rassurante, puisqu’en s’opposant à une vision darwinienne, elle permet de reconsidérer le rôle de l’humain pour expliquer et comprendre la vie et la croissance de l’entreprise. Cette perspective implique aussi d’autres enjeux pour les managers, notamment le besoin d’inscrire leurs actions dans une démarche résiliente et dans un continuum de désapprentissage et d’apprentissage pour mieux bouleverser les logiques dominantes.


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