https://www.youtube.com/embed/Q3xJ1FGOhEc?modestbranding=1&rel=0&iv_load_policy=3&showinfo=0&fs=0&disablekb=1
Crise institutionnelle, tensions sociales, fractures politiques, défaillances d’entreprises à un niveau record, chômage qui repart. Le « malheur » français fait la Une des journaux, mais aussi du 13h et du 20h. Pourtant, une autre France existe, qui économiquement va bien, qui traverse les crises sans dommage, sans véritable casse. Pour la dénicher, il faut une grille d’analyse. Elle comporte trois entrées.
Les revenus stables protègent du cycle économique
La première : la source de revenu. Une part importante de la population dispose de ressources financières régulières, totalement déconnectées du cycle économique. C’est le cas des retraités, et ils sont nombreux : 17,2 millions de personnes perçoivent une pension de retraite de droit direct d’au moins un régime, soit 17% de l’ensemble de la population. Leur niveau de vie médian, 2 030 euros, est égal à celui des actifs. Certes, la moitié touche moins, et 20% disposent de moins de 1 160 euros par mois, mais les plus aisés disposent de plus de 3 600 euros. Les pensions sont en grande partie indexées sur l’inflation, ce qui protège leur pouvoir d’achat. Les effectifs de la fonction publique sont également à l’abri des soubresauts de l’économie : près de 6 millions d’agents travaillent dans la fonction publique, soit 8,5% de la population, et bénéficient d’une rémunération assurée entre 2 254 euros net mensuel dans la fonction publique territoriale et 2 886 euros dans la fonction publique d’État. À cela s’ajoutent les salariés des grandes entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF, La Poste, France Télévisions, Aéroports de Paris).
Des secteurs privés qui prospèrent malgré tout
La deuxième porte d’entrée : les employés du privé des secteurs qui prospèrent en période de crise ou qui résistent parfaitement. Ces derniers sont de trois sortes. Il y a d’abord les activités « contracycliques », qui répondent aux besoins spécifiques créés ou accentués par les difficultés économiques. S’y retrouvent pêle-mêle tous les spécialistes de la gestion du poste client/fournisseur : affacturage, assurance-crédit, recouvrement... Les spécialistes du « restructuring » ou les cabinets d’outplacement, lesquels accompagnent les salariés à la suite d’un licenciement. Davantage en prise directe avec les particuliers en proie aux difficultés financières, les huissiers et les professionnels du rachat de crédits font partie de ce groupe, auquel il faut aussi adjoindre les secteurs qui « surfent » sur la crise. Il s’agit notamment de tous les secteurs liés à la sécurité, le sentiment d’insécurité s’accroissant avec les difficultés économiques.
Les résistants et les offensifs d’avenir
La deuxième catégorie des secteurs « gagnants » est celle des « résistants ». Il s’agit notamment des secteurs imperméables, en partie, à l’état de la conjoncture, parce que leur activité est récurrente, voire rendue obligatoire par la réglementation ou dictée par la loi : contrôle technique de véhicules, syndic d’immeuble, commissaires aux comptes. Les professionnels dont la fonction répond à la satisfaction de besoins élémentaires en font partie, comme les services funéraires, mais aussi les professions dont l'activité implique une fabrication longue générant un phénomène de file d'attente : ferroviaire, naval, aéronautique. Ultime catégorie : les « offensifs d’avenir », qui regroupent les secteurs d’activité qui, malgré la crise, progressent en profitant des transformations structurelles de la société (vieillissement de la population qui stimule le secteur de l’aide à domicile ou des résidences médicalisées, par exemple).
La troisième porte d’entrée est celle des professions en tension : cuisiniers, ingénieurs, spécialistes des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, dont les compétences irriguent tous les secteurs. La France heureuse. Et si c’était elle, la majorité silencieuse ? Pas forcément une bonne nouvelle : en creux, cela signifie que les ajustements douloureux s’effectuent sur une minorité dont le ras-le-bol peut s’exprimer violemment.
Les revenus stables protègent du cycle économique
La première : la source de revenu. Une part importante de la population dispose de ressources financières régulières, totalement déconnectées du cycle économique. C’est le cas des retraités, et ils sont nombreux : 17,2 millions de personnes perçoivent une pension de retraite de droit direct d’au moins un régime, soit 17% de l’ensemble de la population. Leur niveau de vie médian, 2 030 euros, est égal à celui des actifs. Certes, la moitié touche moins, et 20% disposent de moins de 1 160 euros par mois, mais les plus aisés disposent de plus de 3 600 euros. Les pensions sont en grande partie indexées sur l’inflation, ce qui protège leur pouvoir d’achat. Les effectifs de la fonction publique sont également à l’abri des soubresauts de l’économie : près de 6 millions d’agents travaillent dans la fonction publique, soit 8,5% de la population, et bénéficient d’une rémunération assurée entre 2 254 euros net mensuel dans la fonction publique territoriale et 2 886 euros dans la fonction publique d’État. À cela s’ajoutent les salariés des grandes entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF, La Poste, France Télévisions, Aéroports de Paris).
Des secteurs privés qui prospèrent malgré tout
La deuxième porte d’entrée : les employés du privé des secteurs qui prospèrent en période de crise ou qui résistent parfaitement. Ces derniers sont de trois sortes. Il y a d’abord les activités « contracycliques », qui répondent aux besoins spécifiques créés ou accentués par les difficultés économiques. S’y retrouvent pêle-mêle tous les spécialistes de la gestion du poste client/fournisseur : affacturage, assurance-crédit, recouvrement... Les spécialistes du « restructuring » ou les cabinets d’outplacement, lesquels accompagnent les salariés à la suite d’un licenciement. Davantage en prise directe avec les particuliers en proie aux difficultés financières, les huissiers et les professionnels du rachat de crédits font partie de ce groupe, auquel il faut aussi adjoindre les secteurs qui « surfent » sur la crise. Il s’agit notamment de tous les secteurs liés à la sécurité, le sentiment d’insécurité s’accroissant avec les difficultés économiques.
Les résistants et les offensifs d’avenir
La deuxième catégorie des secteurs « gagnants » est celle des « résistants ». Il s’agit notamment des secteurs imperméables, en partie, à l’état de la conjoncture, parce que leur activité est récurrente, voire rendue obligatoire par la réglementation ou dictée par la loi : contrôle technique de véhicules, syndic d’immeuble, commissaires aux comptes. Les professionnels dont la fonction répond à la satisfaction de besoins élémentaires en font partie, comme les services funéraires, mais aussi les professions dont l'activité implique une fabrication longue générant un phénomène de file d'attente : ferroviaire, naval, aéronautique. Ultime catégorie : les « offensifs d’avenir », qui regroupent les secteurs d’activité qui, malgré la crise, progressent en profitant des transformations structurelles de la société (vieillissement de la population qui stimule le secteur de l’aide à domicile ou des résidences médicalisées, par exemple).
La troisième porte d’entrée est celle des professions en tension : cuisiniers, ingénieurs, spécialistes des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, dont les compétences irriguent tous les secteurs. La France heureuse. Et si c’était elle, la majorité silencieuse ? Pas forcément une bonne nouvelle : en creux, cela signifie que les ajustements douloureux s’effectuent sur une minorité dont le ras-le-bol peut s’exprimer violemment.
Publié le jeudi 16 octobre 2025 .
4 min. 00
Les dernières vidéos
Emplois, travail, salaires
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
L’IA peut-elle nuire à votre santé mentale ? Cécile Dejoux
05/02/2026
02:51
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Le futur du travail qualifié : l’IA change la donne Jérémy Robiolle
22/01/2026
03:11
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Transformer l’entreprise en marketplace de talents et compétences Alexandre Boulègue
20/01/2026
03:30
#66e8e1
ÉCONOMIE
L'économie française vit-elle au-dessus de ses moyens Alexandre Mirlicourtois
19/12/2025
04:05
Les dernières vidéos
d'Alexandre Mirlicourtois
#66e8e1
ÉCONOMIE
Immobilier de bureaux : l’Île-de-France au bord de la rupture Alexandre Mirlicourtois
05/02/2026
04:20
#66e8e1
ÉCONOMIE
Trump vs Europe : un bras de fer plus équilibré qu’il n’y paraît Alexandre Mirlicourtois
03/02/2026
04:27
#66e8e1
ÉCONOMIE
Prévisions France 2026 : l’hypothèse crédible d’un scénario rose Alexandre Mirlicourtois
02/02/2026
03:46
#66e8e1
ÉCONOMIE
Dépense publique : pourquoi personne n’a intérêt à la réduire Alexandre Mirlicourtois
29/01/2026
04:20
LES + RÉCENTES
#66e8e1
ÉCONOMIE
Boulangeries vs fast-food : bataille autour de la pause déjeuner Cathy Alegria
05/02/2026
02:05
#66e8e1
ÉCONOMIE
Les nouvelles opportunités pour les conseillers en gestion de patrimoine Alix Merle
03/02/2026
01:44
#66e8e1
ÉCONOMIE
Trump vs Europe : un bras de fer plus équilibré qu’il n’y paraît Alexandre Mirlicourtois
03/02/2026
04:27
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
L'IA va renforcer le complexe de l'imposteur Dominique Turcq
03/02/2026
03:37
LES INCONTOURNABLES
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Le défi de la sécurisation des chaînes de valeur mondiales Philippe Gattet
26/01/2026
03:11
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Alerte : Le triomphe du plausible sur le vrai Jérémy Robiolle
27/01/2026
02:55
