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20/04/202104:27

Face à la pandémie du Covid-19, le monde des affaires a vite trouvé des solutions. Pour preuve, ce mois d’avril, les chefs d’entreprise n’anticipent qu’un léger repli de l’activité malgré l’extension des restrictions sanitaires à l’ensemble du territoire, la fermeture des crèches et des établissements scolaires pendant trois à quatre semaines. Selon les calculs de la Banque de France, cela conduirait à une perte de PIB de 7% sur le mois par rapport au niveau d’avant crise. Ce niveau est comparable à celui du confinement de novembre pourtant beaucoup moins strict. Il est quatre à cinq fois moins important que lors du premier confinement.

La résistance économique s’articule autour de quatre grands types d’adaptation :
- produire autant mais avec d’autres protocoles ;
- produire comme avant mais en mettant à disposition différemment ;
- réinventer en partie son business model ;
- réinventer sa technologie.

Derrière le maintien des niveaux de production, il y a souvent eu un effet d’apprentissage aux nouveaux protocoles sanitaires. La construction rentre dans ce cadre. À la suite du premier confinement, le niveau d’activité dans le bâtiment est devenu rapidement le plus critique sombrant à 25% du niveau jugé normal en avril 2020.Il est remonté à seulement à 66% en mai avant de se rapprocher des 100% le mois suivant. Il est resté depuis collé à ce niveau, quel que soit l’évolution du contexte sanitaire.

Trois mois, c’est donc le temps d’adaptation qu’il a fallu aux entrepreneurs pour mettre en place des procédures, parfois complexes, afin de répondre aux impératifs sanitaires. C’est la même logique que l’on retrouve pour la mise en œuvre les nouveaux process.et le redémarrage des sites industriels. Ce sont donc deux grandes filières stabilisantes qui se sont adaptées et remises en ordre de marche.

Les entrepreneurs contraints de repenser la relation client

Avec la crise sanitaire, la mise à disposition des produits et services a dû s’adapter. La restauration est particulièrement représentative de cet effort. Considérés comme de hauts lieux de contamination, les restaurants sont systématiquement fermés à chaque grand tour de vis sanitaires. Totalement pris à contre-pied lors du premier confinement, nombre d’établissements ont depuis mis en place des services de livraisons et/ou de commandes à emporter. Le solde d’opinion des restaurateurs portant sur l’activité passée est bien entendu encore très loin de ses niveaux standards. Mais les décrochages sont moins violents, avec même en fin de période une légère amélioration.

Les services BtoB sont dans une position intermédiaire avec le passage quasi généralisé au télétravail pour de nombreuses professions. L’organisation du travail s’en est retrouvé profondément modifiée, tout comme les modes de restitution (visio-conférence, webinar, webcast etc.). Cette adaptation conjuguée au retour des grands donneurs d’ordres de la construction et de l’industrie donne des niveaux d’activité anticipés pour avril nettement supérieurs à ceux qui prévalaient il y a un an. Cette résilience, ne serait-ce que par rapport au confinement plus léger de novembre, concerne aussi les branches emblématiques du conseil, des services informatiques, des activités juridiques et comptables.

Le commerce et la distribution obligés de vendre autrement

La crise du Covid-19 a contraint certains secteurs à se réinventer plus profondément que d’autres. C’est le cas du commerce.

Trois chiffres résument l’ampleur de l’adaptation de la distribution :
- +32% de hausse des ventes des produits sur internet en 2020 ;
- 17 400 sites d’e-commerces supplémentaires par rapport à 2019 ;
- 13,4% d’e-commerce dans le commerce de détail, contre 9,8% un an auparavant.

Les professionnels ont dû revoir en profondeur leurs activités pour trouver les réponses en vendant autrement, en s’adaptant à la difficulté de toucher le client final, qu’il soit particulier ou entreprises, ou en s’orientant vers l’omnicanalité. Dans le commerce spécialisé qui est le plus impacté par les restrictions, l’activité est malmenée mais résiste beaucoup mieux que lors du premier confinement. Même sur le segment très chahuté de l’habillement-cuir, la résistance s’organise et les retournements sont davantage contenus.

L’adaptation ne se limite pas aux process et la technologie doit parfois être réinventée. L’automobile et l’aéronautique affrontent une reconfiguration des usages qui leur impose de reconfigurer leur modèle d’affaires et de mobiliser de nouvelles solutions technologiques. Cette adaptation s’inscrit dans un temps long, ce qui place ces professions à la traîne des autres secteurs. L’horizon plus lointain d’adaptation de ces secteurs moteurs clés, constitue a priori un frein au plein rétablissement de l’économie. À moins que l’on imagine un dernier facteur d’adaptation : la vitalité entrepreneuriale des services pour surfer sur le désir réprimé de socialisation, de culture, de loisir des ménages et leur capacité à susciter les nouveaux besoins qui absorberont le trop-plein d’épargne des ménages.


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