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14/01/201303:16
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

Pour les entreprises, il n'y a pas d'alternative : ou les digues tiennent jusqu'à la reprise de l'activité, ou elles lâchent, auquel cas il faudra s'attendre à une avalanche de défaillances d'ici juin. Dans ce contexte, 3 indicateurs sont à surveiller de très près. Le 1er indicateur, c'est celui des taux d'intérêt, l'euribor 3 mois pour être précis. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il représente le coût du financement de l'investissement et du cycle d'exploitation. Et comme vous pouvez le voir, il est extrêmement bas. Il campe en dessous de 0,2% depuis 2 mois. C'est presque rien. C'est inédit. C'est la grande différence avec la crise de 1993. Ces taux bas facilitent le financement des projets porteurs. Ils simplifient surtout la gestion quotidienne et réduisent ainsi la mortalité des entreprises. A l'évidence, une normalisation des taux d'intérêt précipiterait les défaillances. L'évolution de l'euribor 3 mois sera donc déterminante ces prochains mois. Le 2ème indicateur clé c'est, sans surprise, le taux de marge. Il révèle la capacité de résistance des entreprises. Car quand les marges sont comprimées, impossible d'amortir les à-coups du cycle. C'est d'autant plus vrai que les entreprises ont déjà utilisé toutes les armes défensives à leur disposition: baisse de l'intérim, fins de CDD, gel des embauches, blocage des rémunérations, report des grands projets d'investissement et ajustement des stocks. Alors c'est vrai, à peine au-dessus de 28%, le taux de marge des sociétés non-financières reste très bas. Mais, restructuration oblige, cela fait maintenant deux trimestres que s'amorce sa remontée. La confirmation de cette orientation constitue un paramètre décisif. Le 3e indicateur clé, c'est la trésorerie, c'est-à-dire le cash disponible. S'il n'existe pas de statistiques pour l'ensemble de l'économie française, les enquêtes de l'Association française des trésoriers d'entreprises fournissent une information précieuse sur l'évolution de la trésorerie des grandes entreprises. Depuis quelques mois elle s'est stabilisée après s'être considérablement dégradée. C'est le signe que les grandes entreprises ont pris des mesures correctrices pour stopper l'hémorragie. Comment ? En comprimant encore un peu plus les prix des fournisseurs et en jouant sur les délais de paiement. Et qui sont ces fournisseurs ? Des PME ou des entreprises de taille intermédiaire. Des PME et des ETI qui à leur tour tentent, par tous les moyens, de transférer cette charge à leurs propres fournisseurs. De proche en proche, c'est tout le tissu économique qui est contaminé. La photo renvoyée par les trésoriers des grandes entreprises est certes incomplète mais elle permet de se faire une opinion d'ensemble. Taux d'intérêt, taux de marge et trésorerie vont être plus que déterminants ces 6 prochains. Et notre capacité de rebond futur dépend en grande partie de la trajectoire de ces 3 indicateurs.

Alexandre Mirlicourtois, Comment les entreprises vont tenir en 2013 ?, une vidéo Xerfi Canal

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Mots clés : Economie française

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