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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Commerce extérieur : le vrai...
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31/01/201303:17
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi 

Enfin une bonne nouvelle pour l'économie française. D'après les derniers chiffres des Douanes, le déficit extérieur devrait être réduit d'environ 8 milliards d'euros pour revenir à 66 milliards d'euros en 2012. A l'évidence, c'est encore mauvais en valeur absolue. Mais c'est déjà mieux que le triste record de 2011, soit un déficit de 74 milliards d'euros.

Et une fois n'est pas coutume, cette amélioration ne doit rien à un quelconque allègement de notre facture pétrolière. A 112$ en 2012, le cours du Brent a atteint un record historique, battant celui de 2011. Et comme les volumes ont peu bougé, notre déficit pétrolier s'est creusé. En bout de course, notre déficit énergétique sera ainsi passé de 49 milliards en 2011 à 50 milliards d'euros estimés en 2012. L'amélioration de notre déficit extérieur ne doit rien non plus à un quelconque bond de nos excédents agricoles. Bien au contraire, nos excédents agricoles ont baissé de 1 milliard en un an pour revenir à 4 milliards d'euros en 2012.

Non, si notre déficit d'ensemble s'est réduit, c'est bien en raison de la performance relative de notre industrie manufacturière. Son déficit aurait été ramené de 42 milliards en 2011 à 37 milliards d'euros en 2012. C'est 5 milliards d'euros de gagnés. Là aussi, il faut raison garder, car le trou reste béant. Le chemin du retour à l'équilibre est encore long et l'excédent de 2003 semble encore hors de portée. Mais la direction est la bonne.

Reste maintenant à comprendre quelle voie d'ajustement, la France a emprunté. Cette amélioration de notre déficit extérieur s'explique-t-elle par une hausse de nos exportations, une embellie à l'allemande en quelque sorte ? Ou bien vient-elle d'une baisse de nos importations, c'est-à-dire un ajustement à la grecque ? Un coup d'œil à nos importations est déjà riche d'enseignements. Le volume de nos achats à l'étranger a stagné en 2012. Du jamais vu hors récession, c'est-à-dire en 2008-2009 et en 1993. C'est bien d'abord le signe de l'écrasement de notre demande intérieure. D'ailleurs, si nos entreprises étaient redevenues ultra-compétitives cela se verrait à travers la hausse de nos exportations. Et comme vous pouvez le voir, il n'en est rien. Bien au contraire. Nos ventes à l'étranger ont nettement ralenti en 2012. Un recul lié pour beaucoup à l'enfoncement de la demande domestique des pays du Sud de la zone euro. Car cet enfoncement a réduit leur demande adressée au reste du monde et donc de produits français.

Ce qui veut dire que rien n'est réglé sur le fond pour notre commerce extérieur. Et le risque, c'est bien de croire que notre tissu économique s'est renforcé et que nous sommes en passe de restaurer notre compétitivité. La réalité est toute autre. Nous ne sommes pas plus capables aujourd'hui qu'hier de faire fructifier la demande mondiale qui nous est adressée.

Alexandre Mirlicourtois, Commerce extérieur : le vrai décryptage, une vidéo Xerfi Canal

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Mots clés : Economie française

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