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IDE : l'attrait de la France en recul

Publié le mardi 5 mars 2013 . 3 min. 31

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

La France serait-elle une destination attractive pour les investisseurs ? En 2012, les investissements directs étrangers, les fameux « IDE », ont bondi dans l’Hexagone de plus de 50% par rapport à 2011. Une exception dans un environnement économique mondial dégradé. A l’échelle planétaire, le volume des IDE a en effet reculé de 18%, selon l’ONU. Et le plongeon des investissements étrangers a touché tous les pays industrialisés, les Etats-Unis comme l’ensemble de la zone euro. En Grèce, en Espagne, en Italie ou encore au Portugal, ils ont même été divisés par deux en un an. Mais les IDE, c’est quoi au juste ? C’est un investissement réalisé par un résident étranger en vue d’acquérir un intérêt de façon durable et d’exercer une influence notable dans une entité d’une économie autre que la sienne. Une entité comme une entreprise ou un terrain, par exemple. Par convention, on considère qu’il y a investissement direct quand un investisseur détient au moins 10% du capital d’une entreprise résidente d’un pays autre que le sien. C’est ce qui distingue l’IDE d’un investissement de portefeuille, purement financier et donc bien plus volatile. Et en 2012, la France a reçu plus de 45 milliards d’euros d’IDE. Pourquoi un tel montant ? Parce que grâce à ses atouts, la France reste une destination attractive : position géographique centrale en Europe, qualité des infrastructures, taille du marché domestique, main d’œuvre hautement qualifiée. La France profite aussi certainement d’un statut de valeur refuge face aux incertitudes qui pèsent sur les économies d’Europe du Sud. Revers de la médaille, c’est peut être le signe que faute de profitabilité, nos entreprises sont sous-évaluées et des proies faciles pour les investisseurs étrangers alors que notre marché domestique demeure l’un des plus importants et dynamiques d’Europe. Mais si des investissements rentrent, d’autres sortent. Et les investissements sortants ont baissé de 14 milliards en un an à 51 milliards d’euros en 2012, leur plus faible niveau depuis 2004. Une année 2012 particulièrement atypique. En effet, le solde des IDE s’est approché de l’équilibre alors qu’il est structurellement négatif. Dans un pays de grandes multinationales comme la France, il est normal que les IDE sortants dépassent les investissements entrants. Le rééquilibrage du solde en 2012 est a priori une bonne nouvelle En réalité, les choses sont à nouveau beaucoup plus équivoques. Arrêtons-nous sur la mécanique des IDE pour bien comprendre. Les flux sortants de France chaque année alimentent le stock des investissements français à l’étranger. Un stock évalué aujourd’hui à près de 1 000 milliards d’euros. Ce stock génère des revenus qui reviennent à l’investisseur, en partie rapatriés en France, en partie réinvestis à l’étranger. Ce stock génère aussi une déperdition d’exportations. Produire sur place se fait au détriment de la vente depuis notre territoire. La faiblesse des flux sortants n’est pas pour autant le signal d’une relocalisation. C’est plutôt aujourd’hui le marqueur de la dégradation du taux marge de nos entreprises et l’affaiblissement de leur puissance de feu pour se projeter à l’international. Forte demande et faible profitabilité sont bien les symptômes de notre faible compétitivité. C’est ce qui fait l’équilibre de la balance de nos IDE. Dommage ce n’est pas notre attractivité mais bien le résultat en trompe l’œil de nos faiblesses.

Alexandre Mirlicourtois, IDE: l'attrait de la France en recul, une vidéo Xerfi Canal


Mots clés :

Economie française

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