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Le boum du marché des voitures d'occasion

Publié le jeudi 21 janvier 2021 . 4 min. 53

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Désormais, dans les concessions, ce sont les véhicules d’occasion les stars des ventes. Le bilan 2020 en est édifiant de ce point de vue : alors que les immatriculations de voitures neuves s’enfonçaient avec la Crise de la Covid-19 de 25,5% pour retomber à leurs plus bas niveaux depuis 1975, les ventes de véhicules d’occasion enregistraient un simple repli de 3,5% à près de 5,6 millions d’unités.


Un filon désormais exploité par les constructeurs


Après un millésime 2019 exceptionnel, le recul est donc tout relatif et l’accroc des ventes en 2020 s’apparente à un simple accident de parcours lié au contexte exceptionnel de la pandémie. Il n’est pas représentatif de la dynamique de fond qui est celle d’une progression annuelle moyenne de 1,4% du marché en volume entre 2013 et 2019. Et c’est encore beaucoup plus fort en valeur : +7,3% par an sur la même période où sa progression atteint près de 18 milliards d’euros ! C’est 60% de la valeur des ventes de voitures neuves, contre 40% en 2011. Car au-delà des volumes, les tarifs ont aussi augmenté du fait de l’essor des occasions très récentes.


Avec de tels arguments, facile de comprendre pourquoi constructeurs et concessionnaires s’emploient de plus en plus à exploiter ce filon. Un filon très loin d’être épuisé. D’abord, parce que l’essentiel de la manne échappe aux professionnels : le PAP, c’est-à-dire les échanges entre particuliers, reste majoritaire, plus de 61% des véhicules vendus. Avec moins de 39% des ventes, les professionnels gagnent néanmoins du terrain et ont quasiment pris 10 points de parts de marché en dix ans. Mais il reste de la marge. Facteur très favorable, le boum du leasing dans le neuf a fait apparaitre une offre nouvelle de véhicules d’occasion récents et en bon état qui a séduit une partie de la clientèle habituée au neuf.


Un regain d’intérêt des Français pour l’automobile


Côté demande, le discours sur la fin de l’automobile ne tient pas la route. La congestion qui réduit l’efficacité de la voiture, l’amélioration de l’offre des transports en commun sont typiques de contextes des centres-villes, pas des territoires moins denses, lieu de résidence de près de 6 Français sur 10. Pour beaucoup de ménages, l’accès à l’emploi, aux commerces, aux services administratifs, aux loisirs dépend de la voiture. L’auto reste donc au cœur des déplacements de la majorité des Français et avec un taux d’équipement à près de 85%, la quasi-totalité des ménages est motorisée et la multimotorisation a eu même tendance à se renforcer.


Surtout, un regain d’intérêt pour l’automobile n’est pas à exclure avec la crise de la Covid-19. Une crise sanitaire qui a entrainé une plus grande défiance envers les transports collectifs. Cela vaut pour les trajets quotidiens, mais également ceux concernant les plus longues distances effectuées par exemple à l’occasion des vacances. Quant à la montée du télétravail, les conséquences sont paradoxalement plutôt ambigües. D’un côté, le nombre de déplacements et de kilomètres parcourus se réduit et décalera le renouvèlement d’une partie du parc, mais l’impact sera marginal. De l’autre, pour une frange minoritaire de la population, la résidence secondaire devient un investissement qui permet de profiter pleinement de la nouvelle donne du télétravail. Une résidence secondaire en dehors des hypercentres qui s’accompagne nécessairement de l’achat d’un véhicule.


L’occasion pour la France d’en bas, un marché de masse


Et pour répondre aux besoins de mobilité, le marché du neuf est trop exigu. À peine plus de 3% des ménages avaient acheté une voiture neuve en 2019. Cela aura encore été moins en 2020 alors qu’ils étaient 7% voilà 30 ans. Et pour cause, avec un budget moyen de 25 000 euros, la somme déboursée représente 14 mois de salaire médian, un effort financier deux fois plus important que dans les années 70, hors d’atteinte pour la majorité des Français. Bref, le marché auto se polarise : le neuf pour la France d’en haut est devenu une niche et l’occasion pour la France d’en bas un marché de masse en forte progression. C’est bien pourquoi il suscite autant les convoitises.


Les concessionnaires ont déjà musclé leur jeu : lancement d’enseignes dédiées à l’occasion comme Autosphere et Easy VO, enrichissement de l’offre en ligne, ouverture de centres de reconditionnement, promotion du leasing de véhicules d’occasion… Les constructeurs ne sont pas en reste et investissent les plateformes de vente en ligne à commencer par PSA. Dès 2016, le groupe a pris le contrôle d’Aramisauto, puis a lancé en 2017 la plateforme cardayz.fr spécialisée dans les transactions de VO multimarques entre particuliers, avant de réunir la plupart de ses marques commerciales de VO sous une dénomination commune, Spoticar. Mais ce ne sont pas les seuls à investir les plateformes. La Société Générale est montée au capital de Reezocar. Casino a noué via Cdiscount un partenariat avec Arval — filiale de BNP Paribas, spécialiste de la gestion de flotte de véhicules d’entreprise — qui les revend au bout de 4 à 5 ans et se diversifie sur le marché des particuliers.


Le marché de « la seconde vie » des véhicules est devenu un axe stratégique. Et pour certain une véritable poule aux œufs d’or.


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