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Les prix augmentent, mais la déflation se propage

Publié le lundi 24 septembre 2012 . 3 min. 33

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

Alors, inflation ou déflation ? Pour les ménages, aucun doute n’est possible, la hausse des prix est de retour. En juillet, pour la 1ere fois depuis 7 mois, les anticipations des Français sur l’évolution future des prix se sont retournées. Elles sont reparties à la hausse. Et pas qu’un peu. Elles gagnent en effet 9 points et s’éloignent ainsi nettement de leur moyenne de long terme. Une impression confirmée par les faits : en août, les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% par rapport à juillet, poussant la hausse sur un an à 2,1%. C’est plus que la cible à ne pas dépasser selon la BCE. Et vue l’orientation des cours du pétrole et des produits agricoles depuis cet été tout porte à croire que la hausse des prix va se renforcer ces prochains mois. 

Certains s’effraient déjà du retour de l’inflation. Mais attention, il ne faut pas se tromper de diagnostic. Car si les prix grimpent et il est vrai qu’ils vont grimper encore plus haut, c’est uniquement sous l’impact de ses composantes les plus volatiles. Volatiles dans le sens où leurs prix sont soumis à des mouvements erratiques liés à des facteurs climatiques (c’est le cas des produits agricoles) ou à des tensions géopolitiques (c’est le cas du pétrole). Un exemple pour bien comprendre. Sur les 0,7% de hausse du mois d’août, près de 0,3 point soit près de 40% sont liés aux seuls prix des produits pétroliers. Ce sont autant de chocs qui peuvent écarter l’inflation de son évolution tendancielle. Et autant de chocs qui rendent peu lisible l’indice des prix. C’est pour cela qu’il faut regarder de près un autre indicateur celui de l’inflation sous-jacente. En excluant les prix encadrés par l'État (électricité, gaz, tabac...) et les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais, produits laitiers ou viandes par exemple), l’inflation sous-jacente permet de conserver les seules composantes permanentes. 

C’est donc un bien meilleur signal pour nous alerter sur les véritables tensions inflationnistes. Et que nous dit cet indicateur ? Et bien, il nous dit qu’il n’y a pas ou presque pas de tensions inflationnistes en France. Bloquée à 1,3% seulement en août, son niveau est même dangereusement bas. La flambée du pétrole et des matières premières agricoles masque en fait une menace bien plus inquiétante : l'économie française subit de plus en plus des pressions déflationnistes. J’ai bien dit déflationniste. Jugez plutôt : le rythme de progression du PIB est très en deçà de la croissance potentielle. Les capacités de production restent sous-utilisées et les salaires sont bridés par la situation dégradée du marché de l’emploi. Une situation qui s‘inscrit dans une économie mondiale qui ralentit dans les pays avancés, et même dans les émergents. Economies en sous-régime, surcapacités de production, insuffisance de la demande, tout cela renforce les pressions déflationnistes. Et la déflation, c’est le pire danger, car cela comprime les prix, et donc les marges des entreprises. La déflation fait alors pression sur l’emploi et les salaires, et donc sur les revenus des ménages. Et surtout, elle alourdit le poids de la dette, et la dette des Etats comme celle des ménages, ce qui n’est vraiment pas le moment.

Alexandre Mirlicourtois, Les prix augmentent, mais la déflation se propage, une vidéo Xerfi Canal


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