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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Pauvre, moyen, aisé, riche :...
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02/05/201604:55

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Riche, pauvre, moyen.... Pas facile de se classer. Pour tenter d’objectiver tout cela, il faut mettre à plat quelques concepts très simples et poser quelques bornes. Il faut partir de la définition du niveau de vie c’est-à-dire du rapport entre le revenu disponible (salaires, retraites, indemnités chômage, revenus du patrimoine, etc., diminués des impôts directs) divisé par le nombre d’unités de consommation. Pas panique, l’unité de consommation c’est juste un système de pondération qui attribue un coefficient à chaque membre du foyer, ce qui permet d’établir des comparaisons entre des ménages de taille ou de compositions différentes. C’est en fait très intuitif. Les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque deux personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous par deux pour conserver le même niveau de vie.

 

La pondération retenue est la suivante : 1 unité de consommation pour le 1er adulte du ménage, 0,5 pour les autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 pour les moins de 14 ans.  Le niveau de vie médian, c’est-à-dire celui qui sépare la population en deux, autrement dit 50% disposent de plus et 50% de moins est de 20 000 euros annuels, soit 1 667 euros par mois pour une personne seule, 2 500 euros pour un couple, 3 500 euros pour un couple avec deux enfants. C’est ainsi à proximité de ce seuil que l’on appartient statistiquement à la classe moyenne. Corrigée de l’inflation, le revenu médian a progressé de 16,5% depuis 20 ans ou presque. Mais, cela fait maintenant plusieurs années qu’il s’inscrit dans une tendance baissière. Le recul, depuis le pic de 2009, est de 1,6%. Il faut maintenant affiner le diagnostic par catégorie.

 

Je vais définir le taux de pauvreté au seuil de 50% du revenu médian. Une convention bien-sûr, mais qui fixe un point de repère utile. Cela représente 833 euros et 50 centimes par mois. Suivant cette définition, 4 millions 165 mille personnes étaient pauvres en 2000. Aujourd’hui, on est plus proche de 5 millions. C’est près de 20% de plus sur la période. C’est au total 8% de la population aujourd’hui, contre 6,9% en 2001. Si j’élargis maintenant, le spectre aux classes populaires définies comme regroupant les 30% de la population les moins favorisés alors la frontière est à 15 800 euros annuels soient 1 317 euros par mois maximum. Sur les 20 dernières années, le niveau de vie des classes populaires s’est élevé de 17%, c’est 0,5 point de plus que la progression du niveau de vie médian sur la période, grâce notamment aux multiples coups de pouce sur le SMIC. Mais, attention la crise a complètement rebattu les cartes, et ce sont les classes populaires qui ont été les très durement touchées avec un niveau de vie en baisse de 2,6% depuis 2008, c’est deux fois plus rapide que la moyenne.

 

Passons à l’autre bout du spectre, la catégorie aisée c’est-à-dire les 20% les plus riches. La marque est alors à 2 465 euros par mois. Cela peut sembler peu mais même en resserrant le critère aux 10% les plus riches la borne serait à 3 100 euros mensuels seulement. Ce décalage avec le sentiment général de ce qu’est un riche vient du fait que c’est dans cette catégorie que les disparités sont les plus fortes. Rien à voir en effet entre le niveau de vie d’un cadre supérieur ou celui d’un PDG du CAC 40 ou d’un footballeur professionnel. Ils font pourtant de la même catégorie. Une catégorie dont le niveau de vie s’est élevé quasiment au même rythme que celui des classes populaires mais avec en fin de période un recul moins prononcé, de -1.5%.

 

Reste la classe moyenne, ou plutôt les classes moyennes, qui s’insèrent entre les 30% les moins favorisés et les 20% les plus riches soit 1 français sur 2. Le niveau de vie médian, je l’ai déjà dit donne le LA mais je voudrais attirer l’attention, sur la partie inférieur de la classe moyenne c’est-à-dire celle dont le niveau de vie correspond à un peu moins de  1 500 euros par mois. Comme pour les classes populaires, le décrochage après 2008 est marqué. Et le constat s’impose, la grande récession a fragilisé la part la plus fragile de la population et ce sont les 40% les moins favorisés qui ont le plus décroché.

 

Alexandre Mirlicourtois, Pauvre, moyen, aisé, riche : quelle est votre vraie catégorie sociale ?, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Consommation et ménagesEmploi, salaires, travail

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