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03/11/202004:37

Commerçants, artisans, professions libérales sont frappés de plein fouet par le durcissement des règles sanitaires. Ces entreprises de proximité avaient pourtant redressé la barre au troisième trimestre 2020 limitant la perte de leur activité à 5% sur un an après -28,5% les trois mois précédents selon l’enquête réalisée par Xerfi Spécific pour l'Union des entreprises de proximité, l’U2P. Certes, les anticipations pour la fin d’année étaient teintées d’un certain pessimisme, 29% des responsables interrogés tablant sur une baisse de leur activité, contre 13% envisageant plutôt une hausse. Mais là, avec les nouvelles restrictions, fin du suspense : le 4e trimestre se soldera par un nouveau décrochage des chiffres d’affaires, plombant un peu plus une année 2020 déjà catastrophique.


Des distorsions de concurrence


Les variations sont néanmoins importantes selon les secteurs, l’alimentaire, les métiers de bouche restant préservés. Mais pour certains commerçants, c’est la double peine. Ils doivent fermer boutique et se retrouvent avec zéro de chiffre d’affaires alors que la fin d’année est une période critique pendant laquelle l’activité bat son plein et où se joue le résultat de toute l’année, les revenus aussi. C’est le cas des magasins de jeux et jouet où les ventes des mois de novembre et décembre représente 38% du chiffre d’affaires annuel, de la parfumerie 29% ou de l’horlogerie-bijouterie 28%.  Mais des mois très importants aussi pour les libraires, les spécialistes des articles de sport, de l’habillement, de la maroquinerie et articles de voyage.


C’est une aubaine et une distorsion de concurrence en faveur des acteurs de la vente en ligne avec ce risque supplémentaire sur le long terme pour les commerces en dur de voir les ménages prendre de nouvelles habitudes de consommation et de privilégier Internet, c’est-à-dire bien souvent les sites des grandes enseignes ou les « marketplaces ». Une distorsion qui ne se limite pas au net et qui s’étend à la grande distribution généraliste. Avec la crise, la digitalisation du commerce s’est accélérée, mais tous n’avancent pas au même rythme, notamment le petit commerce.


Autres entreprises de proximité en première ligne, celle de l’artisanat de services (coiffeurs, blanchisseurs, taxis, etc.). Pour ces professionnels, là aussi, la sanction est double, voire triple. Ils se retrouvent pour certains d’entre eux fermés et pour les autres avec une clientèle réduite à sa plus simple expression alors même qu’ils ont été les principales victimes du 1er confinement avec un plongeon de 33% de leur chiffre d’affaires au 2ème trimestre par rapport à la même période de 2019 et sans possibilité de rattrapage par la suite compte tenu de la nature de leur activité ni même d’un simple retour à la normale compte tenu du maintien de certaines contraintes sanitaires durant l’été. S’ajoutent aussi les changements de comportement du consommateur. Le développement de la visioconférence semble être une tendance lourde, ce n’est pas sans conséquence sur les déplacements professionnels et en bout de course l’activité des taxis ou autres VTC, ou du télétravail sur la fréquentation des restaurants le midi, les exemples ne manquent pas.


Une possible bascule dans la précarité


Et toutes ces difficultés s’abattent sur des professionnels dont les revenus sont déjà parmi les plus faibles. Les revenus mensuels d’activité des indépendants (déduction faite des cotisations sociales) sont de 1 200 euros dans le commerce de détail hors magasin (ce sont notamment les forains sur les marchés), 1 410 pour les taxis et VTC, 1 440 pour les coiffeurs, 1 550 pour les gens du spectacle,   810 pour les restaurateurs et hôteliers, 2 130 en moyenne dans le commerce de détail. Pour ces professionnels, un mois d’inactivité supplémentaire, c’est une catastrophe capable de les faire basculer dans la précarité. Bien entendu, les différentes aides mises en place permettent d’amortir le choc, mais les loyers courent toujours, certaines charges aussi, sans compter la gestion des stocks avec des denrées périssables pour les uns et des collections dépassées pour les autres. La dévalorisation des fonds de commerce, patrimoine professionnel bien souvent clé de voûte de la retraite des indépendants, noircit un peu plus le tableau.


Les professions libérales ne sont pas non-plus épargnées, d’autant plus si elles accueillent du public. Confinement oblige, la clientèle va à nouveau déserter les cabinets médicaux et faire chuter l’activité des professions libérales de la santé déjà durement éprouvées. Les dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes qui étaient déjà freinés, car plus contraints que les autres, sont en premières lignes. Les professionnels du droit, les formateurs-enseignants, peu de professions échapperont à un nouvel arrêt de leur activité.


Manifestations, « gilets jaunes », confinement et maintenant le reconfinement : c’est un nouveau coup dur pour les commerçants, artisans et professions libérales… et pour certains cela sera le coup de trop, un coup fatal.


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