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Vidéo réalisée en partenariat avec le Printemps de l’économie 2021 « Bifurcations : l'heure des choix »

Si le changement climatique, la perte de biodiversité et les pollutions diverses sont aujourd’hui difficilement discutables, il reste la question concernant les causes de ces dérèglements. Question évidemment essentielle si on souhaite vraiment lutter efficacement contre eux.


Deux réponses principales sont proposées.


La première, maintenant médiatisée sous le qualificatif d’anthropocène, fait porter la responsabilité de ces changements sur l’espèce humaine, qui, par nature, serait conduite à produire et consommer toujours plus. Cette soif de croissance infinie dans un monde fini nous conduirait inexorablement dans le mur. La seule solution serait donc de changer nos comportements, solution globalisante, qui en mettant sur le même pied le milliardaire et le chômeur en fin de droits, néglige trop la question des inégalités croissantes du monde réel pour être opérationnelle.


La seconde, partage l’idée d’une transformation nécessaire de nos modes de production et de consommation, mais en les appelant par leur nom : le capitalisme.


Ce serait le capitalisme qui serait responsable de la crise globale de notre monde, écologique, sociale, économique, anthropologique.


Sans doute est-il nécessaire de préciser ce que recouvre ce qualificatif de capitalisme, tant il est sujet à de multiples interprétations.


Pour s’en tenir à l’essentiel, le capitalisme c’est un rapport social qui sépare les propriétaires des grands moyens de production des travailleurs devant s’embaucher sous le régime du salariat.


Sa logique profonde c’est la recherche sans fin du profit maximum qui transforme en marchandise toute chose susceptible d’en procurer.


Ce qui compte dans le PIB, ce n’est pas la valeur d’usage des biens et services produits, c’est ce qu’ils peuvent rapporter par leur vente.


Il n’est pas bien difficile de donner de multiples exemples des conséquences néfastes de cette logique. Quand un produit révèle sa nocivité, comme le tabac, le teflon, le Mediator, l’amiante, aujourd’hui le pétrole ou les pesticides, l’industrie qui le fournit ou l’utilise commence par nier tout effet nocif, n’hésitant pas à engager des scientifiques à l’appui de ses dires. Ensuite, quand les effets deviennent trop visibles, elle lutte sur le plan juridique pour échapper du mieux possible aux condamnations éventuelles. Enfin, elle promet de se transformer et de devenir le leader des changements nécessaires. Total, est la dernière des grandes entreprises qui vient d’être épinglée alors qu’elle connaissait depuis 50 ans les conséquences climaticides de son activité. Et aujourd’hui elle s’engage à devenir exemplaire tout en se préparant à extraire 2,2 milliards de barils en Ouganda.
Mais la dissimulation d’informations pouvant remettre en cause une production n’est pas la seule pratique qu’une entreprise soucieuse avant tout de ses profits met en place.


Le gachis d’intelligence humaine pour truquer les contrôles de normes comme l’a fait Volkswagen en donne un exemple. Ou encore la levée de plus de 700 millions d’euros d’une start-up pour produire des vignettes de footballers, sécurisées par une black chain. On n’en finirait pas de donner des exemples de comportements d’entreprises dont les produits sont plus utiles pour augmenter leurs profits que pour leur utilité sociale. Et quand cette utilité existe, le profit reste le but visé, comme avec Pfizer, qui préfère vacciner les enfants des pays développés plutôt que les centaines de millions d’africains non solvables, au risque d’une relance de la pandémie.


C’est la société qui devrait pouvoir décider de ce qui doit être produit dans l’intérêt général et pas les seuls propriétaires des moyens de production pour leur enrichissement personnel.


Tant qu’extraire un baril de pétrole, qu’émettre une tonne de CO2 ou licencier un travailleur seront rentables, ce baril sera extrait, cette tonne sera émise et ce travailleur sera licencié.


D'APRÈS LE LIVRE :

Le climat ET la fin du mois

Le climat ET la fin du mois

Auteur : Gilles Rotillon
Date de parution : 23/07/2020
Éditeur : ? Editions Maïa
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