La revue audiovisuelle de l'économie, la stratégie et du management
CONNEXION
Newsletter #006A9E
économie #00aeef
stratégie & management #572475
business #C43031
Fenêtres ouvertes sur la gestion #F9BE13
secteurs

Secteurs

#1BB899
campus

Campus

#7030A0
chaînes partenaires

Partenaires

#BABEC4
Qui sommes-nous ?

QSN

#006A9E
ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Pouvoir d'achat en Europe :...
https://player.vimeo.com/video/304119820?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Pouvoir-d-achat-en-Europe-vainqueurs-tenaces-et-battus-8325.jpg
12/12/201804:41

Les Français ont-ils plus de raisons de se plaindre de l’évolution leur pouvoir d’achat que les Italiens, les Espagnols les Grecs ou les Allemands. En d’autres termes qui en Europe a vu ses revenus les plus augmentés ces dernières années.


Le plus simple est de partir du revenu disponible brut ajusté des ménages, soit l’ensemble des revenus auxquels sont ajoutées les prestations sociales et les transferts sociaux en nature (remboursement de soins et de médicaments notamment) puis soustraits les impôts directs et les prélèvements sociaux. Pour s’affranchir de la composante strictement démographique des évolutions, le revenu est calculé par habitant et pris en parité de pouvoir d’achat pour éliminer les écarts de niveau général des prix entre les pays.


Le choix est ensuite doublement arbitraire. 1- c’est de déterminer un étalon. 2- De sélectionner la période la plus représentative possible des dernières évolutions. L’étalon, c’est l’Allemagne, la superpuissance économique de la zone euro. Quant à la période, elle débutera en 2011, moins pour faire le bilan des dégâts de la crise que pour prendre la mesure du tempo de reprise.


L’étalon Allemand


Cette séquence été très favorable à l’Allemagne avec un hausse du pouvoir d’achat par ménage de près de 2% en moyenne par an. L’activité est en effet très vite repartie de l’autre côté du Rhin après la grande crise, les créations d’emplois ont suivi et le taux de chômage est tombé à un plancher. Une configuration très favorable aux syndicats pour revendiquer les dividendes de la croissance et négocier de confortables hausses de salaires avec le patronat. Hormis les PECO, mais qui sont toujours en phase de convergence, seuls deux pays au Nord de l’Europe, Danemark et Norvège, soutiennent la comparaison parmi les pays avancés à ce détail près : l’écart se sera à nouveau creusé cette année. L’Allemagne, malgré quelques ratés, fait donc bien référence en matière de pouvoir d’achat.


Espagne et Portugal remontent la pente


Suivent trois groupes de pays. Le premier est constitué des grands perdants du début de période mais qui se refont une santé : c’est le cas de l’Espagne et du Portugal. Par rapport aux Allemands, les Portugais et les Espagnols ont beaucoup perdu de 2009 à 2013 mais soutiennent désormais la comparaison, l’écart se refermant même marginalement en fin de période pour le Portugal. Ces deux pays ont opté pour la thérapie de chocs : redressement de l’offre via des politiques de dévaluations internes (c’est-à-dire de réduction des couts salariaux) visant à améliorer la compétitivité coût et la profitabilité des entreprises pour reconquérir le terrain perdu à l’international. Puis un enchainement vertueux avec un desserrement budgétaire, la hausse de l’investissement, de l’emploi et in fine du revenu des ménages. Avec ces résultats depuis deux ans, le pouvoir d’achat en Espagne colle ou presque à celui de l’Allemagne et celui du Portugal évolue plus rapidement.


Grèce et Italie décrochent


Deux pays constituent le deuxième groupe, ce sont les grands perdants : la Grèce et l’Italie, deux pays dont le pouvoir d’achat des habitants a fortement décroché dès le début de la récession sans aucun rattrapage par la suite. Alors que le niveau de vie d’un Italien était très proche de celui d’un Allemand jusqu’en 2008, il est près de 25% inférieur aujourd’hui. Si l’essentiel de la décente se passe durant la récession, le niveau de vie a encore cédé 9 points entre 2011 et 2018.  Même tendance du côté de la Grèce, où le niveau de revenu disponible brut ajusté par tête est désormais quasiment deux fois inférieur à celui de l’Allemagne.


La chute de la France et du R.-U.


Vient ensuite le troisième groupe dont les figures emblématiques sont la France et le Royaume-Uni. Très proches des Allemands, le pouvoir d’achat des Français et des britanniques ont bien résisté en début de période mais perdent pieds depuis 2015. Bilan, le niveau de vie d’un Français est désormais inférieur de 13 points à celui d’un Allemand et la situation est encore plus dégradée au Royaume-Uni.


Il y a donc un premier groupe, formés des Allemands, des Danois et des Norvégiens dont le pouvoir d’achat progressent solidement. Un deuxième formé des Grecs et des italiens qui ont décrochés et sont toujours en perdition. C’est la grande différence avec les Espagnols et les Portugais qui après avoir beaucoup souffert remontent la pente. Il y a enfin les Britanniques et les Français dont la chute plus récente devient alarmante.


En savoir plus

Mots clés : Consommation et ménagesPouvoir d'achatZone euroRevenuInflationEurope

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal
Déjà utilisateur
Identifiant/email :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple email / mot de passe n'est pas valide  
 
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Email :
S'identifier