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Vous les attendez. Mais ils ne viennent jamais. Les économistes solides, rigoureux, précis, ne passent pas à la télé. À la place, vous avez les fameux toutologues, ces bavards verbeux, des oracles à l’emporte-pièce, des figures familières qui savent tout sur tout… sauf sur l’économie réelle. Et si leur absence n’était pas un hasard, mais un choix raisonné ?
1. L’économie, c’est complexe
Un bon économiste doute, précise, contextualise. Il utilise des modèles, des statistiques, parle de marges d’erreur, de causalité fragile, de dynamiques longues. À la télé, il faut simplifier, caricaturer, trancher net. Sinon on vous coupe.
> Trop nuancé pour l’écran.
2. Le bruit plutôt que le signal
Le média télé adore l’alarmisme. Crise, krach, explosion, effondrement… Les pseudo-économistes qui passent à l’antenne savent donner dans le sensationnel et le prêt à penser. Les bons, eux, savent que l’analyse économique exige de la distance, de la rigueur.
> Pas assez sensationnel
3. L’opinion plutôt que la rigueur
À la télé, on ne vous demande pas ce que vous savez, mais ce que vous pensez. Et vite. Un bon économiste vous dira : "On ne sait pas de façon certaine." Un mauvais dira : "C’est évident." Devinez lequel fait de l’audience ?
> Le doute ne fait pas buzz.
4. Le jeu de rôle médiatique
La télé aime les oppositions : l’ultralibéral contre l’anticapitaliste, le technocrate contre le populiste. L’économiste sérieux n’entre pas dans ces cases. Il devient illisible dans un duel de caricatures.
> Trop subtil pour le spectacle.
5. La punition du sérieux
Celui qui refuse de jouer le jeu n’est plus invité. Celui qui corrige un animateur en direct ne revient pas. Celui qui dit "c’est plus compliqué que ça", on l’évince. On préfère l’économiste devenu personnage.
> Pas bankable, donc blacklisté
6. Le vrai savoir reste off.
La télévision n’informe pas. Elle scénarise. Elle ne cherche pas des économistes, elle cherche des acteurs. Les bons, eux, bossent dans l’ombre, enseignent, écrivent, modélisent, conseillent les décideurs. Leur absence n’est pas une défaite. C’est une résistance.
1. L’économie, c’est complexe
Un bon économiste doute, précise, contextualise. Il utilise des modèles, des statistiques, parle de marges d’erreur, de causalité fragile, de dynamiques longues. À la télé, il faut simplifier, caricaturer, trancher net. Sinon on vous coupe.
> Trop nuancé pour l’écran.
2. Le bruit plutôt que le signal
Le média télé adore l’alarmisme. Crise, krach, explosion, effondrement… Les pseudo-économistes qui passent à l’antenne savent donner dans le sensationnel et le prêt à penser. Les bons, eux, savent que l’analyse économique exige de la distance, de la rigueur.
> Pas assez sensationnel
3. L’opinion plutôt que la rigueur
À la télé, on ne vous demande pas ce que vous savez, mais ce que vous pensez. Et vite. Un bon économiste vous dira : "On ne sait pas de façon certaine." Un mauvais dira : "C’est évident." Devinez lequel fait de l’audience ?
> Le doute ne fait pas buzz.
4. Le jeu de rôle médiatique
La télé aime les oppositions : l’ultralibéral contre l’anticapitaliste, le technocrate contre le populiste. L’économiste sérieux n’entre pas dans ces cases. Il devient illisible dans un duel de caricatures.
> Trop subtil pour le spectacle.
5. La punition du sérieux
Celui qui refuse de jouer le jeu n’est plus invité. Celui qui corrige un animateur en direct ne revient pas. Celui qui dit "c’est plus compliqué que ça", on l’évince. On préfère l’économiste devenu personnage.
> Pas bankable, donc blacklisté
6. Le vrai savoir reste off.
La télévision n’informe pas. Elle scénarise. Elle ne cherche pas des économistes, elle cherche des acteurs. Les bons, eux, bossent dans l’ombre, enseignent, écrivent, modélisent, conseillent les décideurs. Leur absence n’est pas une défaite. C’est une résistance.
Publié le vendredi 11 avril 2025 .
2 min. 27
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