Tous les milliardaires du numérique cherchent à inventer le « device » de demain, c’est-à-dire l’interface qui nous donnera accès, encore plus rapidement que le smartphone, à tous les services d’internet.
Pourquoi changer ? Parce que l’IA change tout
Pourquoi faut-il un nouveau device ? Parce que l’IA change tout. Et le smartphone n’est peut-être pas le compagnon idéal pour un dialogue permanent avec l’IA. Par exemple, quand vous discutez avec un ami et que vous cherchez un nom, une précision, sortir votre appareil interrompt la relation.
Un intérêt économique caché
Autre raison - moins mise en avant celle-là : comme on l’a vu pour la musique avec les « disques vinyle » remplacés par les « cassettes » puis par les « CD », eux-mêmes supplantés par le « streaming », il serait intéressant pour le business d’inciter tous les utilisateurs à se rééquiper, car cela ouvrirait de nouveaux marchés pharamineux.
Lunettes connectées : le pari de Zuckerberg
Ce device qui va rendre l’IA compagnon, certains disent que ce sera des lunettes, d’autres un « wearable » (un objet qu’on porte sur soi, bracelet, collier…). Mark Zuckerberg, de Méta, croit dur comme fer aux lunettes connectées. On se souvient que leurs ancêtres les Google Glass, avaient été un flop : peu esthétiques, avec une caméra visible, elles faisaient peur aux gens filmés à leur insu. Les utilisateurs se faisaient traiter de « glasshole », comme asshole, que je ne traduirai pas.
Ray-Ban et Meta : une alliance stratégique
C’est pour ne pas réitérer l’erreur de Google que Méta s’est associé à la marque Ray-Ban pour lancer des lunettes connectées polyvalentes, capables de prendre des photos, de passer des appels ou encore de lancer des playlists. Et il a déjà fait évoluer cette gamme : les premières lunettes étaient contrôlées à la voix, les plus récentes ont un écran. Mais Mark Zuckerberg sait que le chemin est encore long avant de mettre fin à vingt ans de règne du smartphone.
Interfaces cerveau-machine : la voie radicale
De leur côté, Elon Musk avec Neuralink, Jeff Bezos et Bill Gates avec Synchron parient sur la puce dans le cerveau pour tous. Pour l’instant seules quelques personnes paralysées en ont été équipées d’implants cervicaux. Mais dans un futur proche, il sera possible de piloter son iPhone par télépathie. Les interfaces cerveau-machine devraient devenir une méthode de saisie standard, au même titre que les claviers, les écrans tactiles ou la commande vocale.
Altman et Ive : l’alliance secrète
Mais tout cela sera peut-être balayé par un objet secret inventé par Sam Altman, patron d’OpenAI et créateur de ChatGPT, associé à Jony Ive, le légendaire designer de l’iPhone. De même que Steve Jobs, quand il a lancé l’iPhone en 2007, n’a pas seulement révolutionné les téléphones mais créé une nouvelle façon d’interagir avec la technologie, ces deux visionnaires estiment que l’IA n’a pas de raison de cohabiter avec les écrans et les interfaces tactiles d’il y a 20 ans.
Vers l’informatique sans écran ?
Eux veulent nous emmener vers le « screenless computing » (l’informatique sans écran). Imaginez que vous parliez à votre ordi comme s’il s’agissait d’une personne qui vous comprend, qui connaît votre contexte, sans que vous ayez à regarder un écran. Sam Altman et Jony Ive travailleraient sur des appareils qui tiendraient dans la poche et seraient contrôlés par la voix et les gestes.
Moins d’écrans, mais pas moins d’addiction
Au moment où les citoyens commencent à entrevoir le danger des écrans, on serait ravis de les voir disparaître. De là à imaginer que nous serions moins accro aux réseaux sociaux et au e-commerce… il y a un gouffre.
Publié le mercredi 29 octobre 2025 .
3 min. 28
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