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#006A9E
06/12/201605:03

La croissance des entreprises est un enjeu économique et public fondamental. Pour favoriser le développement des PME, qui constituent le cœur du tissu économique des pays de l’OCDE et de l’Union Européenne, les stratégies publiques de croissance se sont orientées, depuis les années 2000, sur des principes de simplification et de flexisécurité. En toile de fond de ces mécanismes, un objectif central est d’inciter les dirigeants, qui se montrent souvent très réticents à la croissance, à développer davantage leur entreprise pour créer plus d’emplois. En d’autres termes, l’intention de croissance des dirigeants est placée au cœur des préoccupations publiques, soulevant de nombreux débats, particulièrement sur la rigidité du code du travail.
En dépit de l’intérêt de ces réflexions, de nombreuses questions subsistent.

 

• Premièrement, la réticence des dirigeants pour la croissance n’est pas spécifique aux pays les plus réglementés, mais a été identifiée, de façon plus générique, dans de nombreux contextes internationaux.

• Deuxièmement, à contexte égal, de nombreux dirigeants optent pour la croissance, indépendamment des dispositifs réglementaires.

 

Face à ces considérations, qui soulignent une certaine complexité dans l’origine des motivations à la croissance, la recherche développée dans ma thèse a eu pour objectif d’éclairer la compréhension de l’intention (ou non) de croissance des dirigeants. En particulier, il s’agit de mieux comprendre comment se traduit concrètement l’intention des dirigeants face à la croissance et d’appréhender les différentes croyances qui interviennent dans ce processus intentionnel.

 

En premier lieu, l’étude met l’accent sur les différentes formes d’intentionnalité des dirigeants face à la croissance. Au contact de nombreux entrepreneurs, il apparait que l’intention de croissance se traduit par trois dimensions principales :
• L’intention de croissance, qui consiste à rechercher fortement, rapidement ou durablement, la croissance.
• L’intention de non-croissance, qui est une négation active de l’IC et qui consiste, indépendamment d’une capacité de l’entreprise à réaliser la croissance, à la refuser activement, à l’éviter.
• Enfin, la non-intention de croissance (NIC), qui est une négation passive de l’IC et qui souligne cette fois une indifférence à la croissance, une apathie envers le phénomène de croissance.
Ensuite, l’analyse montre que ces différentes formes d’intention face à la croissance sont façonnées par des croyances de nature distincte.
• Ainsi, l’intention de croissance est prédominée par l’affect, principalement l’esprit de compétition, le désir de création et le besoin de construction. A la façon d’un sportif, d’un artiste ou d’un architecte, les dirigeants prennent plaisir dans l’exercice de la croissance, celui-ci permettant de répondre à leur besoin de relever des défis, d’innover et de construire un projet entrepreneurial sur la durée.
• A l’opposé, l’intention de non croissance, d’éviter la croissance, repose fondamentalement sur un calcul entre les coûts et les bénéfices de la croissance, les dispositifs réglementaires constituant les principaux inconvénients perçus par les dirigeants.
• Enfin, la non intention de croissance, l’indifférence à la croissance s’inscrit dans une dynamique traditionnelle et habituelle qui conduit les dirigeants à s’intéresser plus à l’exercice de l’activité de leur entreprise qu’à son développement.

 

Quels enseignements tirer de ces conclusions ?
• Dans un premier temps, il est nécessaire de relativiser le caractère naturel de la croissance pour les entreprises. La croissance n’est pas une destinée pour l’ensemble des entreprises et certains dirigeants s’acclimatent parfaitement d’une gestion traditionnelle et modérée de leur PME.
• Ensuite, il s’agit de prendre conscience qu’une action sur les réticences à la croissance n’est pas, et ne se substitue pas, à un encouragement de l’intention de croissance. À ce jour, et pour répondre à la question « comment motiver les dirigeants à la croissance ? », le décideur public privilégie une réflexion sur les facteurs de démotivation. Une autre approche consisterait à privilégier les facteurs de motivation.

 

Dans cette perspective et par-delà le déterminisme économique et réglementaire, c’est de notre capacité à renforcer l’esprit d’entreprendre et à générer un écosystème entrepreneurial et ambitieux dont il est question.


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Mots clés : StratégieEntreprisesRecherche en gestionFNEGE

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