Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


Face à la "défense Pikachu" : savoir contrer les faux arguments

Publié le mercredi 22 janvier 2020 . 4 min. 27

Voir plus tard
Partager
Imprimer

Connaissez-vous la « défense Pikachu « ? Du nom du célèbre Pokemon ? Si vous êtes familiers de Wikipedia, certainement, car c’est de cette vaste encyclopédie fondée sur le partage gratuit des connaissances que vient l’expression.


La défense Pikachu ? Elle désigne ce qu’on pourrait appeler une « argumentation faible », et se ranger dans la catégorie des sophismes, c’est-à-dire un argument faux qui a une apparence de vérité. La défense Pikachu est utilisée pour mettre en cause le refus d’un article par Wikipedia au motif qu’il y a des articles déjà en ligne de niveau analogue voire inférieur.  « Puisqu’il existe un article sur Pikachu, sujet considéré comme particulièrement dérisoire, l’article que je défends n’a aucune raison d’être retoqué ». L’encyclopédie Wikipedia précise avec humour que cette défense Pikachu aurait pu être appelée « défense Nabilla » ou encore défense « Mickaël Vendetta » pour des raisons que je ne détaillerai pas, mais facilement compréhensibles.


La défense Picachu n’est pas efficace, elle rejoint en cela d’autres types d’argumentation trop faibles pour être convaincantes et qui consistent à détourner le propos en évoquant un tout autre sujet, ou bien en s’en prenant à la personne elle-même pour ne pas répondre à ses arguments. Ce type de détournement est désigné sous le nom de « Whataboutim » de l’expression anglaise « What about ? ». Cette façon de faire est identifiée tout au long de l’histoire. Elle a particulièrement été mobilisée pendant la période de la Guerre Froide par l’URSS. Donald Trump est champion de Whataboutism. On trouve comme exemples : « Eviter de patler de  l’incendie de Notre Dame en évoquant les incendies de forêt en Amazonie », ou « Comment reprocher des actes de violence à un jeune des banlieues alors que des ministres sont corrompus ? »  …


Ces façons de détourner l’attention pour ne pas répondre aux arguments par de véritables contre-arguments a été théorisée dans la loi de Godwin, du nom de son inventeur, Mike Godwin, en 1990, issue de son observation des échanges sur Internet. Elle s’énonce de la façon suivante : « Plus une discussion en ligne dure, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazi ou Adolphe Hitler s’approche de 1 ». Autrement dit, plus un débat s’éternise, plus on risque de le voir dériver vers des sujets de plus en plus généraux et polémiques. C’est le moment où on sait qu’on ne pourra plus rien tirer de l’échange, on appelle ce moment le « point Goldwin ». Une forme de point de non-retour. En effet, au-delà, de ce point nul argument ne peut être valable. Il faut alors mettre fin à la discussion ou bien recentrer le débat s’il y a un tiers modérateur.


La défense Pikachu, le Whataboutism, ou encore le point de Godwin sont les étages inférieurs de la pyramide de Graham. Cette pyramide présente en effet de façon hiérarchisée les différentes modalités d’argumentation.


Nous voyons que les deux tactiques décrites s’inscrivent dans les 4 premiers segments en partant du bas : l’insulte, les attaques personnelles, les attaques sur la forme et la contradiction sans argumentaire. Il reste trois étages à parcourir : la contradiction avec argument, la réfutation de l’argument  et enfin, dernier niveau : la réfutation du point principal.


Nous pouvons aussi observer avec modestie et regret que les 4 premiers échelons sont plus souvent mobilisés que les trois suivants.


La prochaine fois que vous aurez une discussion, plus ou moins véhémente, essayez de vous hisser vers le haut de la pyramide. Sans avoir étudié les arguments de votre adversaire et préparer une défense solide, dites-vous bien que Pikachu vous sera d’un faible soutien.


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER