https://www.youtube.com/embed/Q6JcpjNnorc?modestbranding=1&rel=0&iv_load_policy=3&showinfo=0&fs=0&disablekb=1
Vous avez sans doute déjà entendu parler d’un phénomène appelé disruption. Il a été théorisé par Clayton Christensen (un professeur de la Harvard Business School décédé l’année dernière) et prend la forme suivante.
La plupart des entreprises établies cherchent à améliorer leur offre pour satisfaire leurs clients les plus exigeants. Au bout d’un certain temps, leurs produits ou leurs services deviennent trop sophistiqués (et chers) pour la plupart des clients. Des nouveaux entrants en profitent alors pour proposer une offre moins sophistiquée (et moins chère) qui suffit amplement à satisfaire les clients les moins exigeants. Comme les entreprises établies sont obnubilées par leurs clients les plus exigeants, elles ne réagissent pas. Les nouveaux entrants améliorent alors progressivement leur offre. In fine, elle finit par satisfaire la majorité des clients … et les entreprises établies se sont fait « disrupter » …
La théorie de Christensen est séduisante. Elle lui a permis de vendre des centaines de milliers de livres et elle est enseignée dans la plupart des « business schools ». Le problème est que personne – à part Christensen – n’est jamais parvenu à la valider. Les rares chercheurs qui ont tenté cet exercice ont obtenu des résultats plutôt surprenants. Contrairement à ce que suggère Christensen, une étude parue dans la revue Marketing Science a montré que les stratégies disruptives sont plus souvent initiées par des entreprises établies que par des nouveaux entrants. Plus précisément, 53% des disruptions sont initiées par des entreprises établies. Pire, les chercheurs ont montré que la stratégie la plus dangereuse pour les entreprises établies n’est pas la disruption. C’est la stratégie inverse (dans laquelle un nouvel entrant s’attaque aux entreprises établies avec une offre plus sophistiquée et plus chère).
Sans surprise, les prédictions faites par Christensen se sont souvent révélées hasardeuses. Il avait notamment prédit que l’iPhone échouerait. Apple était un nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile. D’après sa théorie, l’entreprise de Steve Jobs avait donc intérêt à proposer une offre moins sophistiquée (et moins chère) que celle de Nokia ou Blackberry. Elle a fait l’inverse … avec le succès qu’on sait.
Source : Sood, A., & Tellis, G. J. (2011). Demystifying disruption: A new model for understanding and predicting disruptive technologies. Marketing Science, 30(2), 339-354.
La plupart des entreprises établies cherchent à améliorer leur offre pour satisfaire leurs clients les plus exigeants. Au bout d’un certain temps, leurs produits ou leurs services deviennent trop sophistiqués (et chers) pour la plupart des clients. Des nouveaux entrants en profitent alors pour proposer une offre moins sophistiquée (et moins chère) qui suffit amplement à satisfaire les clients les moins exigeants. Comme les entreprises établies sont obnubilées par leurs clients les plus exigeants, elles ne réagissent pas. Les nouveaux entrants améliorent alors progressivement leur offre. In fine, elle finit par satisfaire la majorité des clients … et les entreprises établies se sont fait « disrupter » …
La théorie de Christensen est séduisante. Elle lui a permis de vendre des centaines de milliers de livres et elle est enseignée dans la plupart des « business schools ». Le problème est que personne – à part Christensen – n’est jamais parvenu à la valider. Les rares chercheurs qui ont tenté cet exercice ont obtenu des résultats plutôt surprenants. Contrairement à ce que suggère Christensen, une étude parue dans la revue Marketing Science a montré que les stratégies disruptives sont plus souvent initiées par des entreprises établies que par des nouveaux entrants. Plus précisément, 53% des disruptions sont initiées par des entreprises établies. Pire, les chercheurs ont montré que la stratégie la plus dangereuse pour les entreprises établies n’est pas la disruption. C’est la stratégie inverse (dans laquelle un nouvel entrant s’attaque aux entreprises établies avec une offre plus sophistiquée et plus chère).
Sans surprise, les prédictions faites par Christensen se sont souvent révélées hasardeuses. Il avait notamment prédit que l’iPhone échouerait. Apple était un nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile. D’après sa théorie, l’entreprise de Steve Jobs avait donc intérêt à proposer une offre moins sophistiquée (et moins chère) que celle de Nokia ou Blackberry. Elle a fait l’inverse … avec le succès qu’on sait.
Source : Sood, A., & Tellis, G. J. (2011). Demystifying disruption: A new model for understanding and predicting disruptive technologies. Marketing Science, 30(2), 339-354.
Publié le jeudi 10 février 2022 .
2 min. 17
Les dernières vidéos
Stratégie
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Alerte : Le triomphe du plausible sur le vrai Jérémy Robiolle
27/01/2026
02:55
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Quand la transparence devient dangereuse Alexandre Boulègue
09/01/2026
03:23
Les dernières vidéos
de Jérôme Barthélemy
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comment l'IA fait mieux que les médecins pour la compétence et l'empathie Jérôme Barthélemy
13/01/2026
03:02
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Détruisons notre entreprise : une méthode provocante pour se réinventer Jérôme Barthélemy
05/01/2026
02:39
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comment se différencier de ses concurrents ? Jérôme Barthélemy
09/12/2025
02:41
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Quatre techniques décisives pour être plus créatif Jérôme Barthélemy
20/11/2025
02:47
LES + RÉCENTES
#66e8e1
ÉCONOMIE
Boulangeries vs fast-food : bataille autour de la pause déjeuner Cathy Alegria
05/02/2026
02:05
#66e8e1
ÉCONOMIE
Les nouvelles opportunités pour les conseillers en gestion de patrimoine Alix Merle
03/02/2026
01:44
#66e8e1
ÉCONOMIE
Trump vs Europe : un bras de fer plus équilibré qu’il n’y paraît Alexandre Mirlicourtois
03/02/2026
04:27
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
L'IA va renforcer le complexe de l'imposteur Dominique Turcq
03/02/2026
03:37
LES INCONTOURNABLES
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Le défi de la sécurisation des chaînes de valeur mondiales Philippe Gattet
26/01/2026
03:11
#a544a3
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Alerte : Le triomphe du plausible sur le vrai Jérémy Robiolle
27/01/2026
02:55
