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Démissions silencieuses : lutter contre la résignation

Publié le mercredi 24 janvier 2024 . 5 min. 08

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Dans le monde contemporain des affaires, marqué par une compétition intense et une pression croissante, l'insatisfaction des employés revêt diverses formes. Si les grèves, les manifestations et démissions font office de signaux visibles et bruyants de mécontentement, une autre forme de protestation, plus insidieuse mais tout aussi pernicieuse, requiert ici notre attention : les "démissions silencieuses", ou "quiet quitting".

Cette réalité, étudiée au prisme de la théorie d'Albert Hirschman et enrichie par les analyses du sociologue Guy Bajoit, représente un défi de taille pour les entreprises.

Comprendre le phénomène

Albert Hirschman distinguait trois réactions face au mécontentement : la sortie (Exit), l'expression (Voice) et la loyauté (Loyalty). Guy Bajoit, en revisitant ce modèle, introduit une quatrième réaction : la résignation (Apathy). Cette dernière se traduit par un comportement passif, marqué par un manque d'engagement envers l'organisation.

Dans un contexte professionnel, cette résignation se matérialise par des "démissions dites silencieuses". Les employés qui adoptent cette attitude ne démissionnent pas formellement. Mais ils perdent progressivement confiance en l'organisation, ses valeurs, et adoptent une posture apathique, sans chercher à influer sur leur environnement. Cette tendance, renforcée par les crises à répétition et le télétravail est en nette progression.

Les conséquences de l'apathie pour les organisations

En effet, l'apathie n'est pas sans conséquences pour les organisations. Elle se traduit par une baisse de la productivité, un retrait de l'équipe, une communication limitée, voire une indifférence généralisée. Malgré leur passivité, ces comportements reflètent un malaise profond et un désengagement, qui peut nuire à la performance et au climat de travail. Face à ce péril latent, les entreprises doivent donc rester vigilantes et savoir détecter ces "démissions silencieuses".

Un phénomène omniprésent

Ces "démissions dites silencieuses" ne sont ni un phénomène récent, ni un cas isolé. Elles se manifestent dans différents secteurs et professions. Les travailleurs moins qualifiés, plus exposés au risque de chômage, se retrouvent souvent dans une impasse, contraints à la résignation, faute d'alternatives. De même, lorsque la présence syndicale est modeste, les employés se trouvent souvent contraints à céder face à la pression. Le secteur public n'est pas une exception à la règle, en raison de son statut particulier. Ainsi, dans bien des cas, la "démission silencieuse" est devenue un phénomène courant qui se matérialise de différentes façons en fonction du contexte.

Face à ce risque, voici quelques actions visant à créer un environnement de travail plus sain et productif, qui peut permettre au salarié de se sentir davantage valorisé, écouté et impliqué.

Comment combattre le phénomène : 3 actions clés

•  Créer une culture où les employés se sentent libres d'exprimer leurs inquiétudes et leurs idées. En développant des formations managériales axées sur l'écoute active et la détection des signes d'indifférence, on peut ainsi instaurer une atmosphère de confiance et d'ouverture.
Fournir des opportunités de développement professionnel : en élaborant des programmes de formation continue, adaptés aux aspirations individuelles et aux besoins de l'entreprise. Il s’agit ici de mettre en place un système de mentorat interne pour favoriser le transfert de compétences et l'évolution de carrière, en misant notamment sur la mobilité horizontale, fonctionnelle et géographique.
• Enfin, il est important d'instaurer une reconnaissance tangible des efforts. Les employés doivent se sentir valorisés grâce à des systèmes de reconnaissance et de récompense adaptés. Cela peut prendre la forme de reconnaissances symboliques, de bonus financiers, de jours de congé supplémentaires, de formations professionnelles supplémentaires ou de mentions publiques lors des réunions d'équipe. Il est aussi possible d'instaurer un système de 'feedback positif' où les employés sont encouragés à reconnaître publiquement les efforts de leurs collègues.

Ainsi, en mettant en œuvre ces actions clés, les entreprises peuvent combattre efficacement les démissions silencieuses, améliorant ainsi la culture de l’entreprise, la satisfaction du personnel et une meilleure productivité.


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