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02/06/201605:21

Business model et célibat sont deux notions qu’on voit rarement ensemble. Et pourtant. Revenons un instant sur la notion de business model. Teece définit un business model comme l’anticipation du top management de ce que les clients souhaitent, comment ils le souhaitent et comment l’entreprise peut monétiser son offre et dégager des bénéfices. Raisonner en termes de business model signifie que l’entreprise s’interroge sur les usages et comment monétiser les différents usages. On distingue quatre éléments:

 

- Identification des clients et des usagers. L’utilisateur est-il le client ou bien l’utilisateur et le client sont-ils dissociés comme c’est le cas pour Facebook ou Google. Quand l’usager et le client diffèrent, c’est l’utilisation des données de l’usager qui permet à l’entreprise de générer du chiffre d’affaires et des bénéfices.

 

- L’engagement auprès des clients et/ou aux usagers.  L’entreprise propose une offre standardisée comme c’est le cas pour tous les services collectifs comme le train ou le bus ou bien « sur mesure » comme un taxi par exemple qui vous conduit du point A au point B à la demande.

 

- La monétisation de l’offre. cad, comment elle décline ses sources de revenus (abonnement ou paiement par produit), le calendrier des paiements, et les modalités d'appropriation.

 

- Organisation. cad On oppose généralement une organisation hiérarchique (des producteurs/des consommateurs) à une organisation en réseau où les producteurs peuvent être les consommateurs (comme les sites d’échange de services – Drivy, AirBnB, etc.).
Ainsi le business model se focalise-t-il sur l’usage plutôt que sur le marché.

Comment le business model se conjugue-t-il avec le célibat ? Le célibat est un phénomène mal connu et souvent caricaturé comme un couple amputé ou un couple à composer ou bien fantasmé comme la liberté vécue avec bonheur par des séducteurs (ou séductrices). Loin des poncifs moraux ou éthiques, cette étude s’intéresse aux célibataires, temporaires, géographiques ou endurcis. Il peut s’agir d’un étudiant partageant un appartement comme dans l’Auberge espagnole, de personnes âgées habitant seules ou en maison de retraite, de célibataires endurcies comme dans Sex and the City ou bien encore d’une personne temporairement célibataire.

 

Les célibataires ont un mode de consommation spécifique. Quand on est célibataire, on ne fréquente pas les mêmes personnes, on ne fait pas ses courses de la même manière et on ne vit pas ses loisirs comme les personnes en couple ou avec enfants. Les modes de vie évoluent et constituent autant d’opportunités pour proposer des produits et services adaptés. Et le numérique, internet mais aussi les smartphones et la connexion ininterrompue ont changé la donne et permis d’inventer de nouveaux usages.

 

Les rencontres via internet est surement l’usage qui a le plus évolué. Qui dit célibat, dit amour potentiel, amour en devenir ou amour en déshérence. Que l’amour puisse être un objet économique n’est pas choquant en soi. Le Chasseur français revendique la formation de plus de 400000 couples au XX° siècle, notamment après la première guerre mondiale. Se rencontrer, se plaire s’aimer, tout cela est bien ancré dans le réel et qui peut susciter la formation de nouveaux business models. Et ses nouveaux business models se construisent entre trois piliers qui ont bougé avec internet : obstacle, promesse et érotisme.

 

- Prenons le premier terme : Obstacle. Trop d’obstacles tuent la relation qui ne peut pas se nouer. Trop peu d’obstacles la rendent banale et donc peu intéressante. Internet abaisse les obstacles, la connectivité permanente permet des rencontres immédiates avec Tinder par exemple.

 

- Le second terme, Promesse, essentiellement une promesse de découverte, d’amour.  Si la promesse est faible, l’intérêt est limité. Si la promesse est forte, les obstacles s’effacent. Plus la rencontre est rapide, moins les jeux de l’amour et de la séduction ont eu le temps de se déployer et plus la promesse est faible ;

 

- Enfin érotisme c’est le moteur qui aide à surmonter les obstacles et à faire rêver.

 

Les sites de rencontres se sont multipliés, qu’ils s’agissent de sites sur internet, d’applications géolocalisées sur les mobiles, qu’il s’agisse de trouver l’amour ou d’une rencontre d’un soir. Et ce qui est plutôt rassurant quand on regarde l’activité des sites webs et des applications smartphones, c’est que le chiffre d’affaires des sites tournés vers la rencontre amoureuse est plus important que celui de la rencontre purement sexuelle. Sans être trop romantique, le livre suggère quelques explications qui articulent promesse et érotisme.

 

Vincent Mangematin, Les business models du célibat, une vidéo Precepta Stratégiques


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Mots clés : StratégieFNEGEGrenoble École de ManagementVincent Mangematin

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