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https://player.vimeo.com/video/171922856?autoplay=1 Virginie-Vial-Le-softpower-5163.jpg
21/06/201602:52

Le pouvoir d’influence, ou ‘soft power’, décrit le pouvoir qu’un pays exerce sur le reste du monde de manière coopérative plutôt que coercitive, en passant par exemple par la diplomatie politique et culturelle ou bien le développement de l’image de marque nationale. L’intérêt grandissant pour ce type de pouvoir provient de quatre principaux facteurs :

 

1. Une régionalisation géopolitique croissante qui demande des équilibres locaux et ne peut être seulement appréhendée par un pouvoir coercitif.

 

2. Une multiplication des interactions entre acteurs locaux et globaux, accompagnée par une complexification des relations alignées et concurrentes qui poussent les pays à se tourner vers des approches plus collaboratives.

 

3. Un accroissement considérable des échanges transnationaux dans les sphères de la communication et des échanges économiques par lesquels s’exerce le pouvoir d’influence.

 

4. L’augmentation et la diffusion globale à faible coût de la communication digitale permettant à des entités autres que les superpuissances d’exercer ce pouvoir de persuasion.

 

Le pouvoir s’exerce par le biais d’acteurs qui performent des actions au cours du temps, peut être cartographié de manière systémique autour de trois axes : un axe qui qualifie les actions menées sur un continuum allant de coopératif à coercitif, un axe qui qualifie les acteurs sur un continuum allant de privés à publics, et un troisième axe pour le temps. Cette approche offre une vision multi-dimensionnelle et dynamique du pouvoir d’un pays sur un autre, distinguant coercition et coopération. Par exemple, le lancement d’un forum d’investissement des entrepreneurs serait placé dans le quadrant des actions coopératives privées. Un protocole d’entente de défense militaire serait lui placé dans le cadrant des actions coercitives publiques.
A titre d’exemple, le pouvoir d’influence de la Corée du Sud en Indonésie est symptomatique de cette nouvelle donne. La Corée est un poids lourd économique et technologique, et l’Indonésie est un poids lourd en termes de population, de marchés, et d’accès aux ressources naturelles : ce sont deux moyennes puissances. La cartographie des acteurs-actions au fil du temps montre que la Corée exerce en Indonésie un pouvoir plutôt coopératif, et ce grâce à des actions régulières et répétées menées dans les différentes sphères économiques, culturelles ou sociales, par le biais d’acteurs publics et privés.

 

Source: Vial V. & Lollo E., (2016), “South Korean soft power in Indonesia: geopolitical and economic regionalisation in the digital age”, South Korean Soft Power in Southeast Asia Workshop, Korea University, Seoul, South Korea, April 13th 2016

 

Source: Vial V. & Lollo E., (2016), “South Korean soft power in Indonesia: geopolitical and economic regionalisation in the digital age”, South Korean Soft Power in Southeast Asia Workshop, Korea University, Seoul, South Korea, April 13th 2016

 

See also: http://bit.ly/1sykMJJ


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Mots clés : Recherche en gestionKEDGE BSVirginie VialSoft power

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