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08/09/201604:08

Xerfi Canal Tv a reçu Charles-Ambroise Callu, Senior Manager chez Adway Conseil, membre de Square, pour parler de la sous-évaluation ou même de l’occultation de certains projets réglementaires qui peuvent conduire à l’échec un autre projet du fait de leur priorisation soudaine.

 

Déjà, quelles sont les raisons qui poussent les entreprises à occulter le réglementaire pourtant obligatoire ?


Tout simplement parce que les entreprises pilotent leurs investissements en allouant d’abord les budgets aux projets stratégiques ou à forte valeur ajoutée. L’entreprise reste en effet le plus souvent focalisée sur la course aux parts des marchés en développant notamment de nouveaux produits ou sur la quête de performance en fiabilisant par exemple ses systèmes d’information. Et les projets réglementaires ne rentrent pas de fait dans une de ces catégories. Ils ne sont par conséquent pas ou peu intégrés dans le portefeuille projet au moment de sa définition.


Mais alors que conseillez-vous pour éviter, ou du moins limiter, ce type de situation ?


La règle d’or, c’est de communiquer en interne autour des enjeux liés au projet réglementaire. C’est vrai que la révision des priorités entre projets n’est pas évidente et souvent mal acceptée : elle implique de « couper » les budgets sur des projets attendus, voire même de stopper certains qui seraient déjà engagés. Mais sans cet effort de communication sur « les obligations » de ces choix, sur les bienfaits ou les risques liés au respect de la réglementation, les décisions ne seront pas comprises engendrant déception, frustration voire même démotivation.


Si je comprends bien on parle de sensibilité humaine, voire de susceptibilité…


Absolument. Un projet ne se fait pas sans hommes et il est important d’humaniser les rapports pour atteindre nos objectifs. La communication est primordiale.


Outre la nécessité de communiquer, quelles sont les bonnes pratiques que vous recommanderiez ?


Deux points : Premièrement, on peut insister sur la nécessité d’anticiper. Surtout que les règlementations prévoient en général quelques années pour une mise en conformité, c’est donc largement réalisable de façon globale.  Il est indispensable que les entreprises prennent les devants et le temps pour mener les études poussées sur les impacts que la réglementation va avoir sur l’organisation dans sa globalité. Echanger avec toutes les Directions et tous les Départements est indispensable si l’on veut mesurer tous les changements, et s’assurer qu’il n’y a pas eu d’oubli. Mieux vaut entendre « nous ne sommes pas concernés » en début de projet que « vous nous avez oubliés » en plein milieu d’un sujet de transformation. Deuxièmement, il faut s’efforcer d’être agile. Cette approche permet d’avancer par itérations en testant les hypothèses retenues, de challenger les besoins et les solutions pour aller à l’essentiel. L’objectif est là de répondre à la réglementation sans en faire une usine à gaz. Pour résumer : soit on ne fait rien et c’est la catastrophe, soit on en fait trop et on plombe l’ensemble du projet.

 

Quels sont les risques à occulter ces aspects règlementaires ou à repousser leur traitement ?


Eh bien on risque d’avoir des projets qui ne cessent de déraper en termes de temps et de coûts. Mieux vaut prendre à bras-le-corps le problème plutôt que d’aller négocier avec les autorités des délais ou des pénalités moindres, ce qui va être coûteux en termes d’énergie et d’image. Je pense là par exemple à un assureur qui a écopé de plusieurs millions de pénalités pour ne pas s’être conformé à la Loi Eckert sur l’Assurance-vie qui prévoyait pourtant un délai de plusieurs années pour la mise en conformité.


La solution ne réside-t-elle pas dans la mise en place de projets dédiés à l’aspect règlementaire ? 


Si, mais là encore, c’est une approche qui comporte un certain nombre de risques. L’objectif de ces structures dédiées va être de « montrer patte blanche » aux autorités. Mais si l’entreprise ne peut pas le faire (et c’est souvent le cas), elle va être tentée de construire des reportings « orientés » pour les autorités. C’est une grande hypocrisie qui est également coûteuse en termes d’énergie, mais surtout très risquée ! Donc pour moi, il n’y a pas de meilleure solution que d’embarquer tous les acteurs de l’entreprise le plus tôt possible. Et en particulier le top management en le sensibilisant à la problématique du long terme et aux répercussions en termes d’images si cela se passe mal. En général, ce sont des arguments qui portent !

 

Charles-Ambroise Callu, L'occultation de la réglementation ou l'art de saboter un projet !, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : ManagementManagementAssuranceRèglementationAgilitéProjet

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