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2022 : la croissance française plus forte que les inquiétudes

Publié le mardi 11 janvier 2022 . 4 min. 58

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Bonne année ! Cette formule convenue, les Français n’y croient plus et au rituel « bonne santé », encore moins. Interrogés fin décembre, seulement un sur six attend de 2022 qu’elle soit meilleure que 2021, 59% pensent qu’elle sera identique à 2021 et 23 % sont persuadés qu’elle sera pire. Sur le front social, 60% pronostiquent un mouvement de type Gilets jaunes et ce n’est pas plus encourageant sur le front sanitaire : 85% d’entre eux sont persuadés que ne sous seront pas sortis de la covid cette année.


Le ton est donné. Si de nombreuses inconnues et incertitudes entourent le variant Omicron, il faut bien poser une hypothèse sur l’évolution de la situation épidémique. Beaucoup plus contagieux que Delta, sa moindre sévérité semble se confirmer. La pression sur l’hôpital restera donc forte sans pour autant dégénérer et réclamer des mesures sanitaires extrêmes. À cela s’ajoute une forte volonté politique, en France comme ailleurs, de limiter l’impact de la pandémie sur la croissance. C’est dans ce contexte qu’il faut replacer notre prévision de croissance de 3,8% cette année, après 6,7% en 2021. C’est assez pour nettement dépasser le niveau d’activité d’avant pandémie, mais en restant en dessous de plus de 1,5% de ce qu’aurait été le PIB s’il avait poursuivi sa marche de progression des 5 années précédant l’apparition de la covid. Compte tenu de la violence inouïe du choc subi, c’est inespéré, mais face à l’ampleur de la réponse des pouvoirs publics pour maintenir les revenus dans la crise, c’est un peu décevant.


La consommation retrouvera de la vigueur


C’est du côté des ménages qu’il y a de la déception, car ils continuent de surépargner. Fin septembre, le surcroît d’argent mis de côté depuis le début de la crise sanitaire progressait encore pour atteindre 169 milliards d’euros, soit 11 points de revenu disponible. Toutefois, le rythme d’accumulation ralentit ce qui laisse augurer d’un retour progressif à des comportements d’épargne plus classiques sans pour autant que les Français puisent dans leur cagnotte tout du moins à court terme. En hausse de 5,3% en moyenne sur l’année, le profil trimestriel de la consommation reflète ces contrecoups. Freinée en début d’année par le manque de confiance des ménages et les conséquences de la montée en puissance du variant Omicron, la progression de la consommation sera d’abord modérée avant de retrouver une trajectoire plus soutenue dès la mi-2022 à la faveur de revenus dynamiques, d’une inflation en décélération à mesure que la hausse des prix de l’énergie se dissipera, bref d’un pouvoir d’achat qui après avoir fléchi au 1er trimestre reprendrait de la vigueur par la suite.


L’investissement prévu en hausse


Comme pour les ménages, les dispositifs de soutien public ont permis de préserver les revenus des entreprises. Les taux de marge ont aussi globalement bien résisté à la crise et les niveaux de trésorerie, mesurés par les avoirs bancaires à vue et à terme, se maintiennent à hauts niveaux. Ce matelas de sécurité réduit leur aversion au risque et vient en appui de leurs stratégies de redéploiement productif, d’investissement et consolide la dynamique de digitalisation et de « plateformisation » impulsées par le contexte sanitaire. Aussi, après avoir bondi de 12% l’année dernière et dépassé leur niveau d’avant pandémie dès le 1er trimestre 2021, les dépenses d’investissement s’élèveraient encore de 3,5% en 2022, pour surplomber leur dernier pic de plus de 8% fin 2022.


Pénalisées en début d’année, les exportations de biens et services devraient monter en régime en lien avec le rebond à venir du commerce mondial, la dissipation progressive des pénuries de matériaux ou de composants et le desserrement progressif des contraintes sanitaires. De quoi inciter les ménages à libérer partiellement l’épargne accumulée ces derniers trimestres un peu partout en Europe. De quoi alimenter les demandes domestiques et les échanges intraeuropéens. Cette synchronisation de la reprise provoque un effet multiplicateur très favorable.

 
Côté importations, l’impossibilité totale ou partielle de consommer des services et les besoins en matériel liés, entre autres, au télétravail, ont conduit à un report important des dépenses de services sur les biens dans la demande totale. C’est évidemment préjudiciable à l’économie française, compte tenu de sa spécialisation sectorielle, mais le plus dur semble passé. La vague liée au primoéquipement est terminée et il y a bon espoir que l’activité dans les services (notamment touristique) se normalise.
La croissance sera donc suffisamment solide pour transformer l’essai de l’amélioration du marché du travail, avec à la clé, la consolidation de la baisse du taux de chômage. Suffisamment solide aussi pour ramener le déficit public autour de 5%. Une fois n’est pas coutume, les Français semblent un peu défaitistes en ce début d’année, une année 2022 qui devrait pourtant consolider le rebond de 2021 et effacer les affres de la crise de la covid.


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